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    Téhéran dévoile de nouvelles mesures pour l'enrichissement d'uranium

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    Nucléaire iranien (2014) (1478)
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    Narguant la pression internationale autour de son programme nucléaire controversé, Téhéran a annoncé dvendredi avoir lancé la production de centrifugeuses de nouvelle génération destinées à enrichir de l'uranium.

    Narguant la pression internationale autour de son programme nucléaire controversé, Téhéran a annoncé vendredi avoir lancé la production de centrifugeuses de nouvelle génération destinées à enrichir de l'uranium. 

    "Nous espérons pouvoir lancer une nouvelle génération de centrifugeuses avant la fin de la prochaine année" persane (qui prendra fin le 21 mars 2011), a déclaré le président de l'Organisation de l'énergie atomique iranienne Ali Akbar Salehi à l'agence de presse Fars, précisant que les sites nucléaires du pays en comptaient déjà plus de 6.000.

    "Nous installons actuellement une nouvelle cascade de centrifugeuses destinées à l'enrichissement d'uranium", a ajouté le responsable iranien.

    Selon le président Mahmoud Ahmadinejad, la République islamique doit produire 250 à 300 tonnes de combustible nucléaire par an. Avant 2009, la production d'uranium faiblement enrichi était effectuée dans le site de Natanz. En 2009, l'existence d'un second site situé près de la ville de Qom a été révélée à la communauté internationale lors du sommet du G20 à Pittsburg (Etats-Unis).

    Les Etats-Unis et certains autres pays reprochent à l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert du programme nucléaire qu'il prétend réaliser à des fins pacifiques. Téhéran rejette ces accusations, affirmant que ses recherches nucléaires ont pour seul objectif de satisfaire les besoins du pays en électricité.

    L'Iran a récemment rejeté les propositions de l'Agence internationale de l'énergie atomique visant à enrichir de l'uranium iranien sur le territoire de pays tiers (Russie, puis France).

    L'Agence a alors formulé une nouvelle initiative invitant l'Iran à envoyer en Turquie 900 kilos d'uranium faiblement enrichi sur les 1.200 qu'il possède actuellement. Une fois portée à un degré d'enrichissement plus élevé, la matière devait être renvoyée en France pour la fabrication des barres de combustibles. Ce schéma a également été refusé par les autorités iraniennes.

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