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    Obama a déçu les attentes de la communauté internationale (Ahmadinejad)

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    Le président américain Barack Obama n'a pas répondu aux attentes de la communauté internationale qui espérait voir en lui un leader libéral déterminé à utiliser uniquement des méthodes diplomatiques pour régler les problèmes internationaux, estime le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

    Le président américain Barack Obama n'a pas répondu aux attentes de la communauté internationale qui espérait voir en lui un leader libéral déterminé à utiliser uniquement des méthodes diplomatiques pour régler les problèmes internationaux, estime le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

    "Obama a déçu tout le monde. A qui a-t-il tendu la main? N'est-il pas celui qui a prorogé les sanctions contre l'Iran? Nous sommes préoccupés par sa politique extérieure. Il n'a su répondre ni aux attentes des Américains ni à celles de la communauté internationale", a affirmé M.Ahmadinejad cité par l'agence iranienne Fars.

    Après avoir rappelé que l'Iran avait formulé une proposition prévoyant l'enrichissement d'uranium sur son territoire national, il a souligné que conformément aux normes internationales en vigueur, cette proposition devait être acceptée par les pays occidentaux, dont les Etats-Unis, "sans aucun préalable".

    "Les déclarations au sujet du programme nucléaire iranien ne sont plus d'actualité. Les accusations lancées contre l'Iran par Washington et ses alliés font depuis longtemps penser à un feuilleton télévisé", a constaté M.Ahmadinejad, ajoutant que Téhéran n'acceptait pas la politique des Etats-Unis "fondée sur les menaces et l'intimidation".

    "Si les puissances mondiales déclinent la proposition iranienne prévoyant l'échange d'uranium [faiblement enrichi], l'Iran produira lui-même de l'uranium enrichi à 20% [indispensable pour faire fonctionner le réacteur de recherche de Téhéran]", a-t-il prévenu.

    Selon le président iranien, la République islamique a besoin de 250 - 300 tonnes de combustible nucléaire par an. Avant 2009, la production d'uranium faiblement enrichi était effectuée dans le site de Natanz. Or en 2009, l'existence d'un second site situé près de la ville de Qom a été révélée à la communauté internationale lors du sommet du G20 à Pittsburg (Etats-Unis).

    Les Etats-Unis et certains autres pays reprochent à l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert du programme nucléaire qu'il prétend réaliser à des fins pacifiques. Téhéran rejette ces accusations, affirmant que ses recherches nucléaires ont pour seul objectif de satisfaire les besoins du pays en électricité.

    L'Iran a récemment rejeté les propositions de l'Agence internationale de l'énergie atomique visant à enrichir de l'uranium iranien sur le territoire d'un pays tiers (Russie, puis France).

    L'Agence a alors formulé une nouvelle initiative invitant l'Iran à envoyer en Turquie 900 kilos d'uranium faiblement enrichi sur les 1.200 qu'il possède actuellement. Une fois portée à un degré d'enrichissement plus élevé, la matière devait être renvoyée en France pour la fabrication des barres de combustibles. Ce schéma a également été refusé par les autorités iraniennes.

    Lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, le 10 décembre dernier, trois membres permanents du Conseil (Grande-Bretagne, France et Etats-Unis) ont fait savoir qu'ils n'excluaient pas la possibilité de nouvelles sanctions contre l'Iran s'il n'abandonnait pas son programme nucléaire. Le représentant permanent de la France Gérard Araud a déclaré après la réunion que sa délégation pouvait soumettre prochainement un projet de résolution sur l'Iran.

    Son homologue américaine Susan Rice a souligné pour sa part que "si l'Iran ne respectait pas ses engagements, la communauté internationale déciderait des démarches ultérieures".

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