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    Affaire Kononov: la CEDH se fait la complice des révisionnistes (député russe)

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    La révocation par la Cour européenne de Strasbourg de son propre arrêt sanctionnant la Lettonie dans l'affaire de l'ancien combattant soviétique Vassili Kononov pourrait constituer un précédent permettant de justifier les crimes du nazisme, estime le député de la Douma (chambre basse du parlement russe) Leonid Sloutski.

    La révocation par la Cour européenne de Strasbourg de son propre arrêt sanctionnant la Lettonie dans l'affaire de l'ancien combattant soviétique Vassili Kononov pourrait constituer un précédent permettant de justifier les crimes du nazisme, estime le député de la Douma (chambre basse du parlement russe) Leonid Sloutski.

    "En acceptant de coller à M.Kononov l'étiquette de «criminel de guerre», la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a soutenu les autorités lettonnes désireuses de falsifier les événements de la Seconde Guerre mondiale", a-t-il déclaré.

    Selon  M. Sloutski, qui exerce les fonctions de premier vice-président de la Commission des affaires internationales de la Douma, la décision prise par la Grande chambre de la CEDH sur le dossier de Vassili Kononov revêt un caractère politique.

    "Il s'agit d'un geste digne de regret, surtout à la lumière de la célébration du 65e anniversaire de la Victoire sur le nazisme", a-t-il constaté.

    La Grande chambre de la Cour européenne a satisfait l'appel de la Lettonie contre l'arrêt rendu par la Petite chambre (première instance de la CEDH) qui qualifiait d'illégitime la condamnation de M.Kononov pour meurtre de civils.

    En août 1998, l'ancien combattant soviétique avait été emprisonné sous l'accusation de génocide: un tribunal letton l'avait reconnu coupable de massacres de civils en Lettonie durant la Seconde Guerre mondiale. M.Kononov, qui dirigeait alors un détachement de résistants, affirme que ses hommes ont exécuté un groupe de collaborationnistes en vertu d'une sentence rendue par un tribunal de la Résistance. Selon ses avocats, ces collaborationnistes étaient coupables de massacres de nombreux résistants perpétrés par les nazis.

    M. Kononov a été libéré en avril 2000. Après avoir épuisé tous les recours en Lettonie, il a saisi, en 2004, la Cour européenne des droits de l'homme.

    La Cour lui a donné raison et condamné la Lettonie à lui verser 30.000 euros d'indemnités pour emprisonnement illicite. Riga a immédiatement interjeté appel et  obtenu gain de cause.

    M.Sloutski a rappelé que la Cour européenne de Strasbourg avait été instituée à titre de réaction aux crimes du nazisme.

    "La CEDH est appelée à considérer comme un crime toute collaboration avec le nazisme et tout soutien à ce phénomène", a-t-il souligné.

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