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    Syrie/groupe des amis: initiative illégitime selon Moscou

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    Contestation en Syrie (1168)
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    Moscou ne considère pas comme légitime le "groupe des amis de la Syrie" et est plutôt prudent face à de tels formats de règlement des conflits, a déclaré le porte-parole de la diplomatie russe, Alexandre Loukachevitch.

    Moscou ne considère pas comme légitime le "groupe des amis de la Syrie" et est plutôt prudent face à de tels formats de règlement des conflits, a déclaré jeudi le porte-parole de la diplomatie russe, Alexandre Loukachevitch.

    "Nous considérons avec prudence différents formats que nous ne croyons pas légitimes au regard du droit international et qui sont créés pour régler tel ou tel conflit international (…) Nous avons une très mauvaise expérience de ce genre de formats et une attitude prudente face à toute sorte de groupes de contact et de groupes d'amis. On a notamment observé une telle expérience malheureuse dans le cas de la Libye", a indiqué le diplomate.

    Et d'ajouter que Moscou était hostile à tout format prévoyant le renforcement d'une ingérence extérieure dans les conflits intérieurs.

    L'initiative de constituer, en appui aux efforts de la Ligue arabe, un "groupe d'amis" du peuple syrien revient à la France, qui ne se résigne pas au blocage, au Conseil de sécurité de l'Onu, d'une résolution condamnant la répression en Syrie.

    Le président français Nicolas Sarkozy a promis de "ne pas laisser tomber le peuple syrien", et l'une des vocations du groupe est "de maintenir et d'accentuer la mobilisation internationale" en faveur du peuple syrien.

    Craignant que le scénario libyen ne soit réédité en Syrie, la Russie et la Chine, pays détenteurs du droit de véto au Conseil de sécurité de l'Onu, ont bloqué le 4 février et pour la deuxième fois l'adoption d'une résolution sur la Syrie.
             
    Depuis dix mois, le régime syrien fait face à une contestation populaire sans précédent. Selon les Nations unies, la confrontation entre forces gouvernementales et protestataires a déjà fait plus de 5.000 morts. Damas dément ce chiffre et affirme que le pays est en proie à des bandes armées financées depuis l'étranger qui ont tué plus de 2.000 militaires et policiers.

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