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Les critiques provenant d'anciens hauts fonctionnaires américains infligent un sérieux préjudice à la réputation de Barack Obama et remettent en question son leadership politique aux Etats-Unis, écrit mardi le Washington Post.

Le soutien des actions de Barack Obama diminue rapidement au sein de la classe politique américaine — les personnalités qui critiquent la politique du président actuel sont de plus en plus nombreuses à Washington, écrit la journaliste du Washington Post Dana Milbank.

L'ancien patron du Pentagone Leon Panetta, par exemple, a accordé une interview à l'occasion de la sortie de son livre, dans lequel il attire l'attention sur les capacités de leader du président américain.

"Panetta critique son ancien chef Obama pour avoir ignoré les propositions d'Hillary Clinton et du secrétaire à la Défense lui-même d'armer l'opposition syrienne, provoquant au Moyen-Orient le vide politique aujourd'hui comblé par l'Etat islamique", écrit Dana Milbank.

"Obama n'aime pas les débats, les plaintes et les opportunités manquées. La dissimulation l'empêche de se faire des alliés et de convaincre ses opposants. Obama aborde généralement les questions politiques avec une approche de professeur de droit, s'appuyant avant tout sur la logique et non sur son charisme de leader", peut-on lire dans  l'extrait du livre de Leon Panetta publié par le Washington Post.

La journaliste souligne qu'en début d'année Roberts Gates, secrétaire à la Défense de 2006 à 2011, a également publié ses mémoires où une grande partie était réservée à la critique d'Obama. Dans son livre, Hillary Clinton s'est également moquée de l'expression "ne faites pas de bêtises" avec laquelle le personnel de l'administration décrivait la doctrine du président américain.

Selon Dana Milbank, le vice-président Joe Biden reste parmi les rares hauts fonctionnaires encore loyaux envers Obama, qui a d'ailleurs qualifié "d'inadmissible" la rhétorique employée dans les mémoires des politiciens lors d'un récent discours à Harvard.

"Cependant, compter Biden dans les rangs de ses défenseurs est discutable. Ses propos sur la Turquie et les Emirats arabes unis, pour lesquels il a dû présenter ses excuses, ont fait de l'ombre à sa critique visant Panetta", écrit la journaliste du Washington Post.

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