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    Les agences de notation, un outil de pression contre la Russie

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    Situation économique en Russie (61)
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    Les agences de notation sont l'un des outils dont l'Occident se sert pour tenter de faire pression sur l'économie russe en limitant son accès aux crédits étrangers.

    L'agence de notation Standard & Poor's a abaissé lundi la note de crédit souverain de la Russie,  la ramenant de BBB- au niveau spéculatif BB+ avec un pronostic négatif. L'abaissement d'une notation est généralement suivi par celui des notes des banques et des compagniesestime Marcus Papadopoulos, expert britannique en relations internationales et rédacteur en chef du magazine Politics First.

    Selon le porte-parole du président russe Dmitri Peskov, la décision de S&P ne reflétait pas la situation réelle de l'économie russe. Le premier ministre russe Dmitri Medvedev estime que l'abaissement de la notation d'un pays était un élément politique "pur et dur".

    "Débordants de détermination pour "montrer sa place à la Russie", comme dans les années 1990, et responsables de la situation en Ukraine, les USA utilisent leurs outils économiques pour anéantir l'économie russe. Et S&P fait partie des moyens utilisés par Washington contre Moscou. En plaçant la note de la Russie au même niveau que la Bulgarie et l'Indonésie, les USA cherchent à limiter les emprunts du gouvernement et des entreprises russes sur le marché international", a déclaré à RIA Novosti Marcus Papadopoulos.

    "Étant donné que l'économie russe traverse une période difficile à cause des sanctions politisées de l'Occident, la décision de S&P est un moyen d'étouffer la Russie en la privant d'oxygène", poursuit-il.

    Selon l'expert, la décision de l'agence américaine d'abaisser la note de la Russie à une période difficile pour elle n'est pas un hasard. L'Occident, d'après Marcus Papadopoulos, a utilisé les événements en Ukraine comme prétexte pour attaquer l'économie russe dans l'espoir de faciliter l'intégration de l'Ukraine à l'UE et l'Otan, et affaiblir ainsi l'influence de l’État russe en Europe.

    "Les sanctions étaient initialement destinées à faire reculer le pays à son niveau de développement des années 1990, auquel se trouvait la Russie après l'effondrement de l'URSS. 

    A l'époque les USA pouvaient la forcer à se taire et pouvaient parvenir à dominer le monde en affaiblissant la sécurité russe et en diminuant l'influence de Moscou, par exemple en faisant avancer l'Otan vers l'est jusqu'aux frontières occidentales de la Russie, ou en attaquant les Serbes de Bosnie et la Serbie", explique l'expert.

    D'après Marcus Papadopoulos, bien que l'économie russe ait effectivement besoin de diversification, l'Occident sous-estime la réserve de résistance de la Russie – après les sanctions, elle a commencé à se réorienter vers l'Asie et l'Amérique latine en établissant des liens solides avec la Chine, l'Inde, le Viêt Nam, le Brésil et l'Argentine.

    "A terme, il faut s'attendre à ce que les organisations similaires à S&P, utilisées par Washington pour faire pression sur Moscou, lui emboîtent le pas. Mais, ironie du sort, c'est l'économie occidentale qui en souffrira, en particulier celle des pays de l'Union européenne. Hélas, l'Europe paiera pour les intentions des USA d'affaiblir la Russie", conclut l'expert.

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    Standard & Poor's, Dmitri Medvedev, Dmitri Peskov, Marcus Papadopoulos, États-Unis, Russie
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