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Les chefs de diplomatie de la France, de l'Allemagne et de la Pologne ne se sont jamais portés garants de l'accord signé le 21 février 2014 entre Viktor Ianoukovitch et les dirigeants de l'opposition, mais ont assisté à la signature en qualité de témoins, affirme le président de la Diète polonaise Radoslaw Sikorski.

Les ministres polonais et allemand des Affaires étrangères et le représentant du Quai d'Orsay, qui ont assisté à la signature de l'accord entre le président ukrainien Viktor Ianoukovitch et les dirigeants de l'opposition le 21 février 2014, n'étaient pas garants de cet accord, mais témoins de sa signature, a indiqué vendredi le président de la Diète Radoslaw Sikorski qui dirigeait à l'époque la diplomatie polonaise. 

"L'application de cet accord n'était pas garantie par les ministres des Affaires étrangères, car ni ces derniers, ni les Etats qu'ils représentaient n'avaient pas les outils nécessaires pour en assurer le respect", a déclaré M. Sikorski dans une interview à la chaîne de télévision polonaise TVN24 Biznes i Swiat.  

Selon lui, l'accord entre Viktor Ianoukovitch et les chefs de file de l'opposition "a été signé en présence des ministres des Affaires étrangères de la France, de la Pologne et de l'Allemagne qui assistaient à cet événement en qualité de témoins".  

L'ex-chef de la diplomatie polonaise a rejeté sur Viktor Ianoukovitch la responsabilité de la violation de l'accord.  

Le 21 février 2014, à l'issue de deux jours de négociations, le président Viktor Ianoukovitch et les dirigeants des partis d'opposition Vitali Klitschko (UDAR), Arseni Iatseniouk (Batkivchtchina) et Oleg Tiagnibok (Svoboda) ont conclu un accord sur le règlement de la crise en Ukraine.   

Le document a été signé en présence du ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, de son homologue polonais Radoslaw Sikorski et du directeur d'Europe continentale du ministère français des Affaires étrangères Eric Fournier qui agissait au nom de Laurent Fabius.  

Le représentant spécial du président russe, Vladimir Loukine, a également participé aux négociations, mais a refusé de signer l'accord. 

Ce dernier prévoyait notamment une élection anticipée du chef de l'Etat, la formation d'un gouvernement d'unité nationale et une réforme constitutionnelle élargissant les pouvoirs du premier ministre au détriment de ceux du président. 

Deux jours plus tard, l'opposition soutenue par les radicaux de Maïdan a profité d'une absence momentanée de Viktor Ianoukovitch pour opérer un coup d'Etat.

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Radoslaw Sikorski, Viktor Ianoukovitch
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