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    Forbes: Iatseniouk brade l'Ukraine aux Etats-Unis

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    Situation économique en Ukraine (85)
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    Les autorités ukrainiennes bradent les actifs publics, tandis que la société ne tient pas à ce que les biens d'Etat passent sous contrôle de compagnies étrangères, selon un magazine américain.

    Le premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk "brade" les biens publics sur fond de campagne de privatisations en Ukraine et appelle les sociétés américaines à y prendre une part active, écrit le journaliste de Forbes Kenneth Rapoza.

    Auparavant, M.Iatseniouk a rencontré le coprésident du groupe d'amitié avec l'Ukraine du Sénat des Etats-Unis, Dick Durbin, pour appeler les partenaires américains à saisir les possibilités d'investissement offertes par la campagne de privatisations en Ukraine, notamment dans le secteur énergétique, rappelle l'édition. 

    Forbes constate que l'Ukraine se trouve en "état d'alerte" permanente. Le récent EuroMaïdan (manifestations pro-européennes de 2013-2014, ndlr) a soustrait le pays de la sphère d'influence russe pour l'amener dans la "douce étreinte" de l'Union européenne et des Etats-Unis.

    Quoi qu'il en soit, la population ne s’empresse manifestement pas de soutenir la déclaration d’amour de Kiev à l'Occident. Malgré tous les appels de l'Occident à une coopération active avec l'Europe capitaliste, et non avec la Russie dont l'économie se trouve sous forte influence de l'Etat, on ne sait toujours pas à quel point l'Ukraine est aujourd'hui intéressante pour les investisseurs. 

    "Pour l'instant, M.Iatseniouk coopère avec le président Piotr Porochenko dans la gestion d'une nation d'incrédules. Les cotes de confiance de ces deux dirigeants se sont effondrées. M.Iatseniouk pense sans doute que la vente au rabais des actifs publics à des étrangers ne provoquera pas de protestations, mais il est d'ores et déjà évident que l'Ukraine ne reste pas indifférente face à la perspective d'être contrôlée par des étrangers, à condition qu'ils ne parlent pas russe", constate Forbes.

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    privatisation, Maïdan, Forbes, Dick Durbin, Kenneth Rapoza, Arseni Iatseniouk, Occident, Ukraine, États-Unis, Russie
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