International
URL courte
91924
S'abonner

Bruxelles a commencé lundi à frapper des pièces d'une valeur faciale étonnante de 2,5 euros pour célébrer les 200 ans de la bataille de Waterloo.

Au départ, les dirigeants belges envisageaient d'émettre 280.000 pièces de deux euros pouvant circuler partout en Europe. Toutefois, le gouvernement français a mis son véto, estimant que le rappel de la défaite de Napoléon pouvait créer des "tension inutiles" dans une Europe qui cherche à maintenir l'unité de ses Etats membres.

"Le but n'était pas de raviver de vieilles querelles. Dans une Europe moderne, il y a des choses plus importantes à régler", a déclaré lundi le ministre belge des Finances, Johan Van Overtveld.

Le thème de la défaite de l’armée française lors de la bataille de Waterloo, après laquelle l'empereur a été exilé sur l'île britannique de Sainte-Hélène, n’était pas du goût de Paris. La France a donc protesté contre l’émission d’une telle pièce. 

D'après un porte-parole de Paris, "ce projet est susceptible d'engendrer une réaction défavorable en France", car "la bataille de Waterloo est un événement dont la résonance particulière dans la conscience collective va au-delà de la simple évocation d'un conflit militaire".

Afin d'éviter le scandale diplomatique, la Belgique a donc choisi d'émettre 70.000 pièces d'une valeur inhabituelle, 2,5 euros, qui ne pourront pas être utilisées normalement comme moyen de paiement: il faudra débourser près de 6 euros pour pouvoir acquérir l'une des pièces nouvellement frappées.


La bataille de Waterloo s’est tenue le 18 juin 1815, opposant les troupes françaises de Napoléon à une coalition de monarchies européennes menée par Wellington et Blücher.

Lire aussi:

Burundi: la Belgique cessera son aide en cas de 3e mandat du président sortant
Belgique: la ville de Mons s'oppose au pacte commercial UE-USA
Joe Biden perd le nord lors du sommet du G7 – vidéo
Tags:
Napoléon, Bruxelles, Belgique, France
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook