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Le président russe Vladimir Poutine est persuadé que la mise sur écoute des responsables politiques français va être étouffée

"Comment va se terminer ce scandale?", a demandé M. Poutine à Sergueï Lavrov, son ministre des Affaires étrangères. "A vrai dire, je crois que l'exemple allemand apporte déjà la réponse: les deux parties vont essayer de l'étouffer et de l'oublier le plus vite possible", a répondu le ministre. "Tout à fait d'accord", a répondu le président.

Rappelons, que contacté par téléphone par François Hollande, Barack Obama a "réitéré sans ambiguïté", mercredi 24 juin, "son engagement ferme" contre tout espionnage de pays allié, a annoncé l'Élysée dans un communiqué.

De son côté, d'après l’Elysée, "des responsables français du renseignement se rendront très prochainement à Washington pour approfondir la coopération", a-t-il annoncé dans un communiqué.

Il s'avère alors que même si l’ambassadrice des Etats-Unis a été convoquée par le président à l’issue d’un conseil de défense exceptionnel, la France ne peut se permettre de se brouiller avec l’allié américain, vu le nombre d’opérations extérieures dans lesquelles l’armée française est engagée (Mali, Centrafrique, Sahel) et la situation politique et économique en général.

De 2006 à 2012, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont été régulièrement espionnés par l'Agence nationale de sécurité US (NSA), d'après des documents publiés mardi par Libération et Mediapart en collaboration avec WikiLeaks.

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FranceLeaks, Elysée, WikiLeaks, Agence nationale de sécurité américaine (NSA), Pentagone, Sergueï Lavrov, François Hollande, Vladimir Poutine, Barack Obama, France, États-Unis, Russie, espionnage, écoutes téléphoniques
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