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Selon des documents des autorités officielles de Kiev piratés par les hackers de CyberBerkut, les bataillons de nationalistes ukrainiens ont commis plus de 200 crimes et délits dans la région de Lougansk.

Un groupe de hackers baptisé CyberBerkut a publié jeudi des documents des forces armées, de la Garde nationale et du Parquet général d'Ukraine attestant que les bataillons de volontaires nationalistes n'obéissent pas aux ordres émanant de Kiev.

"Les documents que nous avons réussi à nous procurer confirment que les prétendus bataillons de volontaires sont complètement incontrôlables. Ce sont de facto des groupes criminels organisés qui pillent et tuent leurs compatriotes. Lors de l'opération punitive, ils se sont tellement habitués à agir impunément et à se croire tout permis qu'ils se sentent au-dessus des lois et des commandements de Dieu", lit-on dans un communiqué mis en ligne sur le site de CyberBerkut.

Le document souligne que dans la seule région de Lougansk, ces bataillons ont commis plus de 200 crimes et délits.

Selon un dossier d'enquête, les bandits du bataillon Aïdar ont agressé un député du parlement régional de Lougansk, M. Devizorov, et se sont emparés de ses voitures et d'autres biens. Les enquêteurs ont découvert M. Devizorov dans le coffre d'une de ses voitures", indique le communiqué.

CyberBerkut est un groupe de pirates informatiques nommé en référence aux Berkut, unité de la police antiémeute ukrainienne démantelée après le coup d'Etat à Kiev. Ni la structure, ni la composition de CyberBerkut ne sont connues, les membres de ce groupe opérant dans le plus strict anonymat. Le groupe se définit comme une équipe de hackers qui "aide l'Ukraine à protéger son indépendance contre l'agression militaire de l'Occident qui défend le gouvernement des néonazis".

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Tags:
crimes, hackers, Lougansk, Ukraine
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