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Scandale de corruption à la FIFA (32)
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Selon Joseph Blatter, l'ex-président français, Nicolas Sarkozy, et son homologue allemand de l'époque, Christian Wulff, ont fait pression sur leurs représentants au sein du conseil exécutif de la FIFA pour attribuer le Mondial 2022 au Qatar.

le président de la FIFA, Sepp Blatter
© REUTERS / Ruben Sprich
"Il y a eu deux interventions politiques. MM. Sarkozy et Wulff ont essayé d'influencer leurs délégués. C'est pourquoi nous avons une Coupe du monde au Qatar (…). Ceux qui l'ont décidé doivent prendre leurs responsabilités", a déclaré le président de la FIFA dans une interview accordée le 5 juillet au quotidien allemand Welt am Sonntag.

Selon Sepp Blatter, il "ne peut pas être responsable de ce qu'il n'influence pas", et quand la majorité des membres du comité exécutif de la FIFA se prononce en faveur d'une Coupe du monde au Qatar, le président de la FIFA est «contraint de s'y résigner".

Joseph Blatter a de plus ajouté que la fédération allemande de football avait été incitée à voter pour le Qatar en raison "d'intérêts économiques".

"Regardez les sociétés allemandes! La Deutsche Bahn, Hochtief et bien d'autres avaient des projets au Qatar avant l'attribution de la Coupe du monde", a indiqué le président démissionnaire de la FIFA.

Fin mai, plusieurs hauts responsables de la FIFA ont été arrêtés en Suisse dans le cadre d'une affaire de corruption. Le président de la FIFA, Joseph Blatter, a annoncé début juin sa démission, quatre jours après son élection pour un cinquième mandat. Le scandale a poussé certains commentateurs à douter de la légalité de l'attribution des Mondiaux 2018 et 2022.

Dossier:
Scandale de corruption à la FIFA (32)

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Tags:
Mondial 2022, FIFA, Christian Wulff, Joseph Blatter, Nicolas Sarkozy, Qatar
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