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    Премьер-министр Украины Арсений Яценюк во время визита в Берлин. 7 января 2014

    Iatseniouk: la Grèce tire toute la couverture à elle, aux dépens de l'Ukraine

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    La communauté internationale dépense trop d'efforts et trop d'argent pour la Grèce, alors qu'il faudrait s'occuper davantage de l'Ukraine, a déclaré le premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk dans une interview pour le Financial Times, revue britannique.

    Le chef du gouvernement ukrainien Arseni Iatseniouk s'est plaint que la Grèce tirait toute la couverture, demandant trop de ressources et d'attention européennes, et que l'Ukraine "cessait d'être la priorité".

    "On nous a promis 25 milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale et d'autres ces quatre prochaines années, alors que nous avons des chars russes à notre frontière et que nous avons perdu 20% de l'économie ukrainienne. Et nos amis grecs, avec une population quatre fois moins importante qu'en Ukraine, ont déjà reçu 300 milliards d'euros? Et ils veulent encore 60 ou 80 milliards d'euros", s'est indigné le ministre ukrainien, lors de la conférence organisée par la Chambre de Commerce des États-Unis et l'administration de Barack Obama pour faire du lobbying en faveur d'investissements plus importants dans l'économie ukrainienne.

    La "saga grecque" complique la lutte de Kiev "contre sa propre crise": différentes fractions proposent des projets de lois pour s'opposer aux réformes des retraites, du secteur énergétique et d'autres. Dimanche, le FMI a réalisé "une rare ingérence politique" en prévenant le parlement ukrainien qu'il risquait de "renvoyer en arrière les réformes politiques au profit de bénéfices à court terme", rappelle le Financial Times. 

    D'après M. Iatseniouk, la Grèce n'est qu'"une catastrophe politique", car "il est politiquement irresponsable de priver d'autres gouvernement du stimulus pour mener des reformes d'austérité". Le ministre assure que lui et son gouvernement continuent à mener des reformes et sont prêts à en payer le prix politique.

    M. Iatseniouk et la ministre ukrainienne des Finances Natalia Jaresko ont déclaré qu'ils attendaient de la communauté internationale des ressources supplémentaires ces prochains mois. L'UE et les USA ont promis 7,5 milliards d'euros cette année. Selon la ministre des Finances, l'Ukraine compte sur la même somme, voire une somme plus importante, suite à ses réformes.

    De plus, ils mènent des négociations avec le FMI sur les remboursements de 3 milliards de dollars à la Russie cette année. "Bien que le FMI refuse d'en parler publiquement, ses représentants ont décidé qu'il fallait reconnaître la dette à l'égard de la Russie comme officielle et donc soumise au remboursement total selon les règles de cette organisation. Cependant, les autorités ukrainiennes ont l'intention d'inclure la dette dans toute tentative de restructuration", souligne le Financial Times. 

    "Nous sommes persuadés que la dette doit être restructurée de la manière dont nous devrions la restructurer envers des personnes privées", a déclaré Arseni Iatseniouk, "au besoin, nous passerons à l'offensive contre la Russie", a-t-il ajouté. Selon lui, ils "ont un plan". Pourtant, il n'a pas précisé lequel, commente la revue britannique.


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    Tags:
    dette ukrainienne, politique d'austérité, crise grecque, Banque mondiale (BM), Fonds monétaire international (FMI), Natalia Iaresko, Arseni Iatseniouk, Ukraine, États-Unis, Russie
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