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    Washington aurait vu un fantôme d'un général de brigade Iranien à Moscou

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    Il paraît qu'un fantôme du major-général Qasem Soleimani, commandant de la Force Al-Qods, a visité Moscou. Ce fantôme avait une singulière particularité: il était visible uniquement depuis Washington, personne ne l'ayant vu à Moscou. Washington insiste sur une résolution accusatrice à l'Onu.

    Washington semble persuadé que tous les gens persona non grata se rendent a Moscou.

    Les Américains sont fortement préoccupés par la situation en question. Hier, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a appelé le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov pour exprimer son inquiétude suite à la visite du major-général Soleimani, d'après le département d'État américain. Le général de brigade est inscrit sur la liste des sanctions en vertu de la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Il lui est donc interdit de quitter son pays. Son déplacement à Moscou aurait provoqué le viol par l’Iran et la Russie de la décision du Conseil de sécurité.

    La veille au soir, Mark Toner, porte-parole de la diplomatie américaine, a confirmé que les autorités américaines étaient persuadées que le général Iranien avait voyagé à Moscou. Il a déclaré à un journaliste que les Etats-Unis cherchent à "élucider quel a été l'objectif du déplacement".

    "Nous avons soulevé une question sur la visite avec des représentants haut-placés du ministère russe des Affaires étrangères et nous continuerons à la soulever à New York.", a souligné Mark Toner.

    D'après lui, le gouvernement américain est "censé travailler avec le Conseil de sécurité de l'Onu, son Comité des sanctions contre l'Iran et une équipe de spécialistes ayant affaire à la surveillance des sanction iraniennes" pour obtenir une "enquête complète" de l'incident.

    Le général de brigade Qasem Soleimani est commandant de la force Qods, il est l’un des principaux responsables du Corps des gardiens de la révolution. Il est considéré comme faisant parti de l'entourage du guide spirituel de la révolution islamique l'ayatollah Khomeini.

    Le rédacteur en chef du journal Iran Press Emad Abshenass a expliqué dans une interview pour Sputnik Persian que le général de brigade Qasem Soleimani est un héros national même pour l'opposition car il a fortement contribué à la lutte contre le terrorisme international et a été un chef de guerre courageux pendant l'agression de Saddam Hussein. Il a fait et continue de faire un énorme travail pour que les djihadistes de l'Etat islamique (EI) soient le plus loin possible des frontières iraniennes. Alors quelle que soit la décision des Etats-Unis à l'égard de M. Soleimani, elle n'aura aucune importance pour l'Iran, a souligné Emad Abshenass.

    "Quant aux intentions des États-Unis de soulever la question de la violation par la Russie du régime de sanction à cause d'une interaction avec le général de brigade Qasem Soleimani dans le Conseil de sécurité, c'est une violation criante des normes du droit international. M. Soleimani est un citoyen respectueux des lois de la République islamique d'Iran et a le droit de traverser la frontière de son pays".

    D'après le journaliste, la décision de Washington est hâtive et peut provoquer la colère du peuple iranien et "un rejet encore plus violent des États-Unis et de ses valeurs propagées".

    Il a reconnu qu'il n'avait pas d'information précise sur si la visite avait eu lieu ou non, d'après Emad Abshenass, le général en a tout droit car il représente non seulement les militaires de la république mais le pays tout entier. De surcroît, il possède une énorme expérience de la lutte contre le terrorisme.

    Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a déclaré que "cette rencontre n'a pas figuré dans l'agenda du président". Pourtant, il a précisé qu'il ne possède pas l'information sur si oui ou non le général s’est rendu en Russie.

    Le ministère russe de Défense a également démenti des possibles négociations entre Qasem Soleimani et Sergueï Choïgou.

    De plus, pour une coopération bilatérale, il suffirait d'un coup de téléphone entre les militaires de ces deux pays.

    L'ambassade de l'Iran à Moscou a refusé de commenter cette information.

    D'ailleurs, même si les États-Unis initient une proposition de résolution qui aurait condamné les actions de Moscou, comme la Russie est un membre permanent du Conseil de sécurité, elle aurait le droit d'exercer son veto sur la résolution.


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    Tags:
    Mark Toner, fondements du droit international, veto, Etat islamique, Conseil de sécurité de l'Onu, Sergueï Lavrov, Sergueï Choïgou, Emad Abshenass, Qasem Soleimani, ayatollah Khomeini, John Kerry, Iran, Russie, États-Unis
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