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L'Etat islamique (2014) (1131)
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Le Service fédéral allemand de renseignement (BND) a apporté la preuve que les djihadistes du groupe terroriste Etat islamique avaient recours à l'ypérite, ou gaz moutarde, sur le territoire du nord de l'Irak.

Les employés du BND ont réussi à recueillir des extraits de sang de combattants kurdes blessés lors d'affrontements avec l'EI. Leur sang contenait des traces d'ypérite, a rapporté le quotidien allemand Bild.

Le chef du BND Gerhard Schindler suppose que le gaz moutarde pourrait provenir des réserves datant de l'époque du régime de Saddam Hussein. M. Schindler n'a pourtant pas exclu la possibilité que les islamistes aient pu produire de l'ypérite eux-mêmes, car presque rien ne leur semble impossible, surtout après s'être emparés de l'Université de Mossoul l'année passée.

L'ypérite est classée comme une des armes chimiques les plus dangereuses, et fait partie des armes de destruction massive utilisées lors de la Première guerre mondiale. Ce gaz affecte l'homme d'une manière complexe: il pénètre et détruit les membranes cellulaires, interrompt le métabolisme des glucides, et "extrait" des composés azotés basiques de l'A.D.N. et de l'ARN.

L'attachée de presse du ministère de la Défense des USA Alice Smith, commentant ces informations, a déclaré catégoriquement que "l'utilisation de l'arme chimique par toute partie est un acte épouvantable."

"Chaque violation similaire des standards et des normes internationaux doit être condamnée," a-t-elle résumé.

 

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L'Etat islamique (2014) (1131)

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Tags:
armes chimiques, Kurdes, Etat islamique, Irak
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