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    Horst Seehofer et Vladimir Poutine (archives)

    Responsable allemand: pas de règlement en Syrie sans Poutine

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    Situation en Syrie (2014) (607)
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    La direction de l'Union chrétienne-sociale (CSU), faisant partie de la coalition au pouvoir en Allemagne, entend se pencher lundi sur les scénarios éventuels de coopération avec la Russie sur la crise syrienne, rapporte l'hebdomadaire allemand Spiegel.

    On ne pourra pas régler le conflit syrien sans la participation de la Russie et de Vladimir Poutine, a déclaré à l'hebdomadaire allemand Spiegel le président de l'Union chrétienne-sociale (CSU), Horst Seehofer. 

    "On ne saura pas contrôler la situation en Syrie sans coopération avec Poutine", a estimé l'homme politique allemand. 

    Selon le Spiegel, la direction de la CSU se propose d'examiner lundi les voies à emprunter pour coopérer avec Moscou sur cette question. M.Seehofer s'est déjà assuré du soutien de son camarade du parti, le ministre de la Coopération économique et du Développement, Gerd Müller. 

    "Nous avons besoin d'une initiative diplomatique conjointe des Nations unies avec la participation de la Russie, des Etats-Unis, de l'Union européenne et des puissances régionales", a-t-il indiqué, citant à titre d'exemple les négociations sur le dossier nucléaire iranien. 

    Auparavant, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a toutefois mis en garde la Russie contre une "ingérence unilatérale" dans les affaires de la Syrie. Le président américain Barack Obama s'est prononcé dans le même sens. Selon ce dernier, les tentatives de Moscou de soutenir le président syrien Bachar el-Assad sont "vouées à l'échec". Le département d'Etat américain s'est également déclaré "préoccupé" par l'"activité" déployée par la Russie en Syrie. 

    Cependant, Vladimir Poutine a souligné auparavant que la participation de militaires russes à des opérations en Syrie ne figurait pas à l'ordre du jour. 

    Quant à la présence de matériel militaire russe en Syrie, provoquant l’ire de l’Occident, la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a indiqué que Moscou n'avait jamais nié livrer des armements à Damas pour la lutte contre le terrorisme.  

    Par ailleurs, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a rappelé les appels multiples de Moscou adressés à la "coalition internationale", l'invitant à coopérer avec les autorités syriennes sous l'égide du Conseil de sécurité de l'Onu pour combattre les djihadistes de l'Etat islamique (EI). 

    Depuis mars 2011, la Syrie est en proie à un conflit armé qui a déjà fait, selon l'Onu, plus de 220.000 morts. Les troupes gouvernementales y font face à différentes formations armées, dont les terroristes de l'EI et du Front al-Nosra, branche syrienne d'al-Qaïda, sont les plus actifs. Washington prône la destitution du président syrien Bachar el-Assad et s'oppose par conséquent à toute assistance à Damas.

    Dossier:
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    Tags:
    lutte antiterroriste, terrorisme, Union chrétienne-sociale (CSU) d'Allemagne, Front al-Nosra, ONU, Union européenne (UE), Etat islamique, Gerd Müller, Horst Seehofer, Maria Zakharova, Bachar el-Assad, Sergueï Lavrov, Vladimir Poutine, Barack Obama, Syrie, Allemagne, États-Unis, Russie
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