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    Journalistes dans le Donbass. Image d'illustration

    Des personnes qui n'existent pas sur la liste noire de Porochenko

    © AFP 2019 SERGEI SUPINSKY
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    Les sanctions ukrainiennes contre les militants et les journalistes adoptées récemment par le président Piotr Porochenko ont déjà été très critiquées. La liste comprend des militants de différents pays, ainsi que des journalistes qui n'existent pas, les noms mentionnés étant des pseudonymes.

    Après la réaction des médias britanniques indignés par la décision présidentielle d'interdire de se rendre en Ukraine à des journalistes étrangers, M.Porochenko a chargé le Conseil de sécurité nationale et de défense de retirer les noms des employés de la BBC de la liste.

    Pourtant, la présence d'autres noms dans cette liste suscite des interrogations. Parmi eux, on peut citer le secrétaire de l'Union des combattants contre le fascisme (Slovaquie), Villiam Longauer, qui était l'un des observateurs indépendants lors des élections dans le Donbass. Il évoque sa présence dans la liste, ainsi que son attitude envers l'Ukraine dans un entretien pour Sputnik.

    "Je n'en sais rien. J'étais là (en Ukraine, ndlr) comme (observateur, ndlr) indépendant, j'accomplissais des fonctions de forme, je surveillais les élections. Nous ne participions pas à des actions, au contraire, nous voyions que les élections se passaient normalement", a indiqué M.Longauer.

    Le militant dit par ailleurs entretenir de bonnes relations avec les Ukrainiens, il a été des dizaines de fois dans le pays et il a des amis en Ukraine. Il a également ajouté que sa présence dans la liste n'aurait aucune incidence sur sa vie.

    Le Français Fabrice Beaur, chef du département du Caucase d'une organisation privée, Conseil eurasiatique pour la démocratie et les élections, est également dans la liste ukrainienne.

    La liste est d'autant plus étrange qu'elle comprend trois journalistes lettons qui n'existent pas. Selon le site Delfi, les noms mentionnés dans la liste sont des pseudonymes qui sont utilisés par d'autres journalistes du journal Vesti segodnya et le site Vesti.lv.

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    Conseil de sécurité et de défense nationale (SNBO), journalisme, liste noire, sanctions, Petro Porochenko, Ukraine
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