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    Daily Mail: Washington et Londres doivent s'allier à Poutine et Assad

    Daily Mail: Washington et Londres doivent s'allier à Poutine et Assad

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    Pourquoi Londres et Washington devraient-ils devenir des alliés de Bachar al-Assad et Vladimir Poutine? Les médias britanniques ont exposé les raisons d'une telle alliance.

    Washington et Londres n'approuvent pas les frappes aériennes russes en Syrie. Néanmoins, dans le cas où les personnes "bombardées par Vladimir Poutine" apparaissaient dans les rues de Manchester (ouest de l'Angleterre, ndlr), elles seraient immédiatement arrêtées par la police locale comme appartenant à des groupes extrémistes islamiques. Tout bien considéré, "les gouvernements anglais et américains ne veulent pas vraiment lutter contre l'Etat islamique. Ils ne cherchent qu'à donner l'image de cette lutte", a déduit le journal anglais Daily Mail.

    Britanniques et Américains montrent qu'ils ont la mémoire courte lorsqu'ils critiquent les bombardements russes en Syrie. Leurs propres frappes aériennes de Belgrade, Bagdad et Tripoli sont bien sûr tombées dans l'oubli, a rappelé l'édition.

    "Ces petits génies ne critiquent jamais nos bavures de politique étrangère, lorsque nous en commettons. Ils attendent le moment où elles se transforment en véritables catastrophes. Au bout du compte, ils font semblant d'avoir toujours été contre ces bavures", constate le média anglais.

    Quant au conflit syrien, l'Occident fait comme s'il avait oublié la règle d'or: "L'ennemi de mon ennemi est mon ami". Cependant, "les ennemis de nos ennemis sont dans ce cas-là les Kurdes; pourtant, le gouvernement syrien et les Russes se trouvent à être également, d'une façon mystérieuse, nos ennemis", s'étonne le Daily Mail. 

    Les pays de l'Occident n'ont de cesse de présenter Vladimir Poutine et Bachar al-Assad sous un mauvais jour et se considèrent parallèlement comme des Winston Churchill du 21ème siècle. Seulement, Winston Churchill s'était empressé de s'allier à Joseph Staline face à la menace commune – l'Allemagne nazie. Il y a là de quoi tirer des leçons, rapporte le journal.

    "Tout est autrement qu'il ne le semble. Peut-être la Russie agit-elle imprudemment et de manière dangereuse. Peut-être ses actions ne seront-elles pas couronnées de succès, étant donné que nous cherchons à l'entraver. Du moins, les démarches russes sont honnêtes et sans ambages", a résumé le Daily Mail.

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    Bachar el-Assad, Vladimir Poutine, Barack Obama, Toledo (USA), Europe, Syrie, Russie
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