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    Kirkenes

    Norvège: l’afflux de réfugiés à la frontière russe hors de contrôle

    © AFP 2017 Pierre-Henry Deshayes
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    Crise migratoire (779)
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    Des réfugiés, majoritairement syriens, affluent en Norvège par la frontière russe. La police attend 4.000 migrants d'ici la fin de l'année.

    Le flux de migrants arrivant de Russie à Kirkenes (comté de Finnmark, en Norvège) est si important que la situation échappe à tout contrôle. Il est prévu que d'ici la fin de l'année, le nombre de migrants atteigne 4.000 personnes, indique la presse norvégienne.

    Kirkenes, une ville de quelque 3.500 habitants, accueille des réfugiés, majoritairement syriens, qui arrivent le plus souvent à vélo de Russie.

    Il est moins cher pour les réfugiés d'aller vers le nord. Ils viennent à Moscou par avion, puis en train à Mourmansk, puis en bus ou en autostop vers la frontière. Ensuite, ils prennent des vélos: il est interdit de traverser la frontière à pied. Les chauffeurs n'aiment pas transporter les migrants car ils ne veulent pas avoir de problèmes en cas d'absence des papiers nécessaires pour ce passage.

    Un camp de réfugiés pour 150 personnes étant déjà plein, les autorités ont dû organiser un autre, à 30 km de Kirkenes. Les hôtels de la ville affichent complet. "Nous constatons une absence de contrôle, c'est inadmissible", se plaint Celilie Hansen, maire de la commune Sør-Varanger.

    Selon la police locale, plus de 500 personnes ont traversé la frontière russo-norvégienne depuis le début de l'année. En 2014, leur nombre n'a atteint que 73 personnes.

    Plus de 25.000 demandes d'asile pourraient être présentées aux autorités norvégiennes en 2015, en 2016, leur nombre pourrait atteindre 30.000.

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    crise migratoire, migrants, réfugiés, Russie, Norvège
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