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Même après la mort des médecins, certains analystes américains ont jugé la frappe "justifiée", selon Associated Press.

Les analystes des services secrets américains savaient dès le début que le site bombardé début octobre par l'aviation des Etats-Unis dans la ville afghane de Kunduz était un hôpital, a annoncé vendredi l'agence Associated Press (AP).

Avant d'effectuer la frappe, les Etats-Unis ont recueilli pendant un certain temps des données de renseignement sur ce site, pleinement conscients du fait qu'il s'agissait d'un "établissement médical protégé".

Les services secrets US supposaient que ce site constituait l'un des "postes de commandement taliban", d'où les terroristes coordonnaient leurs activités.

On ignore si le commandement de l'armée en a été informé ou non, précise l'agence.

L'AP, se référant à une source au sein du renseignement américain, souligne que même après la frappe, certains analystes estimaient que "le bombardement était justifié", car il a permis de supprimer un représentant de la Direction pour le renseignement interservices (Inter-Services Intelligence, ISI) du Pakistan, prétendument lié aux talibans.

L'hôpital de Médecins sans frontières à Kunduz (Afghanistan) a été ravagé par un bombardement américain le 3 octobre, officiellement pris pour cible «par erreur». 22 personnes, dont 12 médecins et infirmières, ont été tuées et des dizaines blessées, selon les Etats-Unis. Le Pentagone, l'Otan et les autorités afghanes procèdent à une enquête.

Le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a estimé que si cette frappe était reconnue comme délibérée, elle pourrait "constituer un crime de guerre".

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