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    Le porte-avion chinois Liaoning

    Les spectres de navires et sous-marins russes et chinois hantent l'Occident

    © AP Photo / Wu Dengfeng
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    Il semble qu'aucun démenti officiel ne soit capable de dissuader des médias français persuadés qu'un porte-avions chinois et des sous-marins russes sont en mission près de leurs frontières.

    La Chine a démenti vendredi les informations indiquant l'envoi de son porte-avions Liaoning en Syrie, diffusées par des médias occidentaux et notamment français.

    "Ces derniers temps, il y a beaucoup de rumeurs sur l'implication de la Chine dans la crise en Syrie. Pour autant que je sache, nous n'avons pas de tels projets. Le porte-avions Liaoning accomplit toujours des missions scientifiques", a indiqué la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hua Chunying.

    Plusieurs médias ont affirmé mercredi que le porte-avions chinois Liaoning, le sous-marin nucléaire russe Dmitri Donskoï et le croiseur lance-missiles russe Moskva se trouvaient dans le port syrien de Tartous. Selon le journal français Le Point, cela montre la montée en puissance de l'axe Moscou-Pékin qui adresse "à Washington un avertissement tangible: l'Eurasie n'est plus sous contrôle américain".

    "Les Chinois tirent parti du mouvement russe en le rejoignant dans une démonstration de puissance et de contre-influence inédite vis-à-vis de Washington (…). Leur porte-avions Liaoning est désormais à Tartous, porteur de chasseurs bombardiers J15, d'un millier d'hommes et d'hélicoptères d'attaque. Il y a retrouvé le sous-marin géant russe Dimitri Donskoi, doté de 20 missiles intercontinentaux (200 têtes nucléaires, portée 10.000 kilomètres) et le croiseur lance-missiles Moskva. La Méditerranée orientale est donc sanctuarisée", lit-on dans un article du Point.

    Les médias turcs ont antérieurement rapporté que le porte-avions chinois Liaoning avait mis le cap sur la Syrie où il devait rejoindre l'opération antiterroriste russe contre le groupe Etat islamique (EI).

    Cela fait longtemps que les médias et parfois les autorités des pays occidentaux recherchent des navires et des sous-marins russes près de leurs frontières.

    En septembre dernier, le ministère britannique de la Défense a reconnu que les sous-marins russes étaient hors de cause dans le cadre d'un incident avec un chalutier irlandais survenu en mer d'Irlande en avril 2015. Cinq mois après l'événement, il a avoué que c'était bien un sous-marin britannique qui avait endommagé le chalutier.

    L'hypothèse rejetant la faute sur les Russes semble toujours convaincante: la Suède a "découvert" à plusieurs reprises des sous-marins russes, les confondant avec d'autres types de bateaux.

    En octobre 2014, après avoir reçu des informations sur des activités sous-marines "suspectes", le ministère suédois de la Défense a organisé une vaste opération de recherche d'un sous-marin étranger dans l'archipel de Stockholm (30.000 îles et îlots). Les médias locaux ont alors affirmé que le sous-marin était russe. Plus tard, la Marine suédoise a reconnu que l'engin mystérieux qu'elle avait traqué au large de Stockholm n'était en fait qu'un bateau technique suédois.


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    porte-avions, sous-marins, TK-208 Dmitri Donskoï (sous-marin), Liaoning (porte-avions), Projet 941 Akoula, Moskva (croiseur lance-missiles), Hua Chunying, Tartous, Méditerranée, Occident, Suède, Royaume-Uni, Chine, Syrie, France, Russie
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