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Frappes aériennes russes contre les terroristes en Syrie (419)
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La résolution du conflit syrien grâce aux opérations de l'aviation russe pourrait, à terme, améliorer les relations entre la Russie et ses partenaires européens, selon un analyste de Forbes.

Bien que l'opération militaire russe en Syrie ait énervé certains investisseurs, la participation de la Russie au conflit au Proche-Orient n'aura pas d'impact négatif sur l'économie, bien au contraire, estime Kenneth Rapoza, analyste de Forbes.

Comme les Européens sont de plus en plus las des sanctions visant la Russie, qui est un partenaire important à leurs yeux, nombre d'acteurs du monde des affaires attendent la levée des sanctions pour pouvoir de nouveau investir dans l'économie russe.

"La Russie est aujourd'hui un marché dépendant des humeurs de ses participants, et l'attitude des investisseurs dépend en premier lieu de la situation en Ukraine, puis de celle sur les marchés pétroliers et seulement après de la Syrie", affirme M. Rapoza. Les transnationales n'arrêteront pas d'investir en Russie à cause de la Syrie, affirme-t-il.

Dans un tel contexte, Moscou pourrait bénéficier d'éventuels effets positifs, tels que la levée des sanctions, et faire face à des risques négatifs: la situation liée au pétrole et un conflit avec Washington autour de la Syrie pourraient décourager les investisseurs.

"Compte tenu du fait que les risques négatifs sont gérables et relativement négligeables, un dénouement positif du conflit syrien à l'aide de l'intervention russe pourrait améliorer, à terme, les relations avec l'Occident, et notamment avec l'Europe, secouée par la crise migratoire", écrit l'analyste.

"Nous nous attendons à ce que Poutine se comporte en adulte parmi tous ces enfants en Occident qui jouent avec le feu et finalement ne décident rien", ajoute l'auteur en citant Martin Charmoy, directeur de Prosperity Capital Management.

"Je pense qu'il y a une chance que l'UE lève les sanctions en janvier", dit Martin Charmoy. Les tentatives de présenter la Russie sous un mauvais jour à la télé américaine et britannique n'auront pas d'impact sur cette décision, selon lui.

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Tags:
investissements, économie, frappe aérienne, sanctions, Kenneth Rapoza, Occident, Syrie, Russie
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