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    Recep Tayyip Erdogan

    Après les révélations sur la Turquie, les médias anglo-saxons chargent contre Moscou

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    Au lieu de lancer leurs propres enquêtes sur la contrebande en Turquie, les journalistes anglo-saxons profèrent des accusations absurdes contre la Russie

    Le ministère russe de la Défense a présenté des preuves de l'implication du président turc Recep Tayyip Erdogan et de sa famille dans le trafic de pétrole avec le groupe terroriste Daech. Au lieu d'utiliser ces données dans leurs propres enquêtes, les médias anglo-saxons ont soumis la Russie à une nouvelle attaque informationnelle, l'accusant de vouloir provoquer un scandale international par inimitié envers les dirigeants turcs.

    Le Washington Post et le New York Times, par exemple, ont déclaré que la Russie "fait monter les enchères dans la lutte entre Moscou et Ankara". Selon eux, le ministère russe de la Défense n'a donné aucune preuve concrète pur appuyer son accusation selon laquelle Erdogan aurait participé en personne au trafic de pétrole avec l'Etat islamique.

    Voice of America a aussi ignoré les images satellitaires présentées par la Russie. Les journalistes de cette radio américaine considèrent comme une preuve les propos du porte-parole du Département d'Etat Mark Toner, selon lequel les autorités des Etats-Unis "ne croient pas que c'est vrai".

    Bloomberg passe également sous silence les preuves présentées par la Russie, en les qualifiant d'"accusations politiques". Le point de presse ad hoc du ministère russe de la Défense témoigne, selon l'agence, du fait que "la Russie a vivement intensifié ses attaques contre la Turquie" après l'incident de l'avion russe Su-24 abattu le 24 novembre par la Turquie.

    Le Financial Times a qualifié de "colérique" la réaction de Moscou et de "propagande" les opinions exprimées dans les médias russes selon lesquelles Erdogan aurait dû se comporter autrement.

    Les déclarations des dirigeants militaires russes ont été considérées comme une "escalade de la tension" par les médias de l'Occident mais aussi comme une "guerre de paroles entre Moscou et Ankara". C'est le point de vue de la BBC et de l'USA Today.

    Le Guardian britannique a même essayé d'y trouver une signification positive: "La Turquie remplacera probablement les Etats-Unis par la Russie en tant qu'ennemi historique numéro un", note le journal, qui est loin d'entamer sa propre enquête sur ces faits, alors qu'auparavant, il a été réputé pour ce genre de journalisme.

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    Tags:
    médias, contrebande, Turquie, Russie, États-Unis
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