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    Hollande met en garde contre le terrorisme, "ferment de la guerre civile"

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    François Hollande a appelé mardi à se garder, face au terrorisme, d'un "sentiment d'insécurité" porteur des "ferments de la guerre civile", remettant mardi à l'Élysée la Légion d'honneur aux leaders du quartette tunisien, qui recevront jeudi le prix Nobel de la paix.

    Soulignant que la France et la Tunisie étaient "confrontées aujourd'hui à la même menace, le terrorisme, le chef de l'État français a enchaîné: "même processus, même volonté de tuer, même objectif, nous diviser, nous séparer, créer un sentiment d'insécurité tel que les ferments de la guerre civile pourraient se retrouver réunis".

    "C'est parce que nous sommes solidaires dans cette épreuve que nous y répondons de la même manière, en luttant contre l'obscurantisme et en faisant prévaloir la démocratie", a-t-il poursuivi, soulignant qu'"il faut toujours être capable de porter l'espoir (…) que le peuple ne se laissera pas détourner, entraîner, submerger, saisir par la peur".

    La France et la Tunisie ont toutes deux été placées en état d'urgence dans la foulée d'attentats revendiqués par le groupe État islamique, la première après une série d'attaques qui ont fait 130 morts à Paris et à Saint-Denis le 13 novembre et la seconde dans la foulée d'un attentat-suicide contre un bus de la sécurité présidentielle qui a fait 12 morts le 24 novembre à Tunis, rapporte l`AFP.

    Les membres du quartette, Houcine Abassi, secrétaire général du puissant syndicat UGTT, Ouided Bouchamaoui, présidente de l'organisation patronale UTICA, Abessatar Ben Moussa, président de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme et Fadhel Mahfoudh, bâtonnier de l'Ordre national des avocats, ont été fait commandeurs de la Légion d'honneur par le chef de l'État français.

    François Hollande les avait déjà reçus le 16 octobre à l'Élysée, les félicitant pour le prix Nobel et "leur contribution, capitale, à la réussite de la transition démocratique de la Tunisie".

    Le quartette avait organisé en 2013 un long et difficile "dialogue national" entre les islamistes du parti Ennahdha et leurs opposants, les obligeant à s'entendre pour sortir d'une paralysie institutionnelle.

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    Tags:
    lutte antiterroriste, attentat, Etat islamique, Tunisie, France
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