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L'Etat islamique (2014) (1131)
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Les bénéfices que touchent les terroristes de Daech grâce aux prélèvements d'"impôts", à la saisie de biens et au chantage ne sont pas inférieurs à leurs revenus pétroliers.

Il s'est avéré que l'extraction de l'or noir n'est pas la source essentielle de l'enrichissement du groupe terroriste. L'imposition représente également une grosse part du gâteau financier de Daech.

"Le pétrole syrien peut paraître la ressource la plus lucrative du groupe terroriste. Même si les avions russes, français et américains parviennent à assener un coup à l'extraction pétrolière, des revenus locaux tels que les "impôts" contribueront à protéger l'économie de Daech", informe le journal Financial Times.

Les terroristes ont élaboré un système financier bien conçu qui consiste, entre autres, à verser le salaire des conscrits avec l'argent du "fisc" de Daech. Les francs-tireurs de l'organisation prélèvent aux citoyens des territoires contrôlés 2.5% des revenus des salariés aisés.

En ce qui concerne le brigandage, celui qui effectue un vol obtient environ 20% des biens pillés, et le reste est ensuite vendu sur le marché, les membres de Daech profitant par surcroît d'une réduction de 50% sur le prix affiché.

En outre, les terroristes touchent les bénéfices du commerce. Chaque jour, à la frontière turque, on peut observer des files d'environ 600 camions acheminant en Syrie des produits et des matériaux de construction. D'après certains chauffeurs et vendeurs, la plupart des marchandises passe à travers des territoires sous contrôle des terroristes de Daech, révèle le journal.

"90% de ce que nous vendons dépend actuellement de Daech", déplore un marchand cité par le Financial Times.

Dossier:
L'Etat islamique (2014) (1131)

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Tags:
terrorisme, pétrole, Etat islamique, Turquie, Syrie
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