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    Le président turc Recep Tayyip Erdogan

    Erdogan refuse de lutter contre Daech tant que Assad est au pouvoir

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    La légitimité de la présidence de Bachar el-Assad suscite des doutes, a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan dans une interview accordée à la chaîne télévisée Al-Arabiya.

    La Turquie refuse participer à la lutte contre l’EI au sein de la coalition regroupant la Russie, la Syrie, l’Iran et l’Irak, a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan dans une interview accordée à la chaîne télévisée Al-Arabiya.

    "La Syrie, l'Iran, l'Irak et la Russie ont formé à Bagdad un quartet d'alliés et demandé à la Turquie de le rejoindre, mais j'ai dit à Vladimir Poutine que je ne pouvais pas m’assoir aux côtés du président (Bachar el-Assad, ndlr) dont la légitimité suscite des doutes", a indiqué le chef de l'Etat turc.

    En évoquant la présence de militaires turcs en Irak, M. Erdogan a déclaré qu'ils s'y trouvaient pour former les soldats irakiens et ce, sur la demande des autorités locales.

    "Lorsque les djihadistes de l'EI sont entrés en Irak, les Irakiens ont demandé notre soutien et nous leur avons dit que nous étions prêts. Nous leur avons demandé de nous indiquer un emplacement pour y installer notre base et ils l'ont fait. Tout a commencé en mars 2014, et en mars dernier, nos troupes ont été déployées au camp de Bashiqa (près de la ville de Mossoul, ndlr)", a expliqué le président turc.

    Selon les données des autorités irakiennes, le 4 décembre, une unité de blindés turque a été déployée dans le nord de l'Irak sous le couvert d'un programme d'entraînement des forces armées kurdes.

    Les relations entre la Turquie et l'Irak se sont brusquement dégradées après l’entrée d'environ 150 soldats turcs, de chars et de pièces d'artillerie dans un camp des peshmergas (forces armées kurdes d'Irak).

    L'objectif déclaré de la mission est de préparer les milices locales aux combats contre Daech. Selon Ankara, ce mouvement de troupes constitue une "simple relève " qui s'inscrit dans le cadre d'un programme d'entraînement des forces armées kurdes, les fameux "peshmergas", et de combattants arabes sunnites de la région, hostiles à Daech.

    Néanmoins, le ministère irakien des Affaires étrangères a qualifié l'opération d'Ankara d'invasion.

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    Tags:
    djihadisme, Recep Tayyip Erdogan, Turquie, Syrie
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