Ecoutez Radio Sputnik
    Le drone Predator

    Londres et Washington espionnent l'armée de l'air israélienne

    © AP Photo / Kirsty Wigglesworth
    International
    URL courte
    121019

    Au cours d'une mission d'espionnage baptisée "Anarchist", les services de renseignement américains et britanniques ont réussi à "casser" les codes cryptés émis par des drones israéliens, révèle un journal international en ligne.

    L'Agence nationale de sécurité américaine (NSA), et son équivalent britannique, le GCHQ, ont espionné les missions de l'armée de l'air israélienne contre Gaza afin de collecter, entre autres, des informations sur la technologie de drone israélienne et en prévision d'une attaque éventuelle contre l'Iran, rapporte le site Intercept

    Washington et Londres ont "surveillé des opérations militaires des Israéliens dans la bande de Gaza", en prévision d'une "frappe potentielle contre l’Iran et en gardant un œil sur la technologie de drone qu’Israël exporte dans le monde entier", lit-on sur le site.

    The Intercept, qui publie à titre de preuve des images piratées de drones israéliens armés prises par des caméras embarquées, indique que cette opération d'espionnage américano-britannique qui répond au nom de code "Anarchist", était gérée depuis une base de la Royal Air Force dans les montagnes de Troodos. Celles-ci se situent près du mont Olympus, le point le plus élevé de Chypre. L’opération visait, outre Israël, d'autres pays du Proche-Orient et d'Afrique du Nord, dont le Liban, la Turquie et la Syrie.

    Se fondant sur des documents attribués à des fuites de l'ancien consultant des services secrets américains Edward Snowden, le quotidien israélien Yedioth Aharonoth précise pour sa part que la NSA et le GCHQ piratent les informations cryptées des drones israéliens depuis 1998. 

    Aucune agence de renseignement, qu’il s’agisse de l’agence américaine, britannique ou israélienne, n'a souhaité réagir à ces informations, qui ont également été publiées par le journal allemand Der Spiegel. 

    Quoi qu'il en soit, Israël, qui s’est bien gardé de communiquer sur l’existence ou non de tels drones armés, a cherché à minimiser l'affaire, en jugent toutefois nécessaire de changer le cryptage.  

    "Nous savons que les Américains espionnent le monde entier, y compris nous, y compris leurs amis", a notamment déclaré le ministre israélien de l'Energie Yuval Steinitz, cité par la presse. 

    Selon ce membre du cabinet de sécurité du premier ministre Benjamin Netanyahu, "c'est quelque chose qui ne devrait pas se produire, qui est désagréable".

    Lire aussi:

    Israël pulvérise des herbicides pour détruire des cultures à Gaza
    L'offensive de l'armée d'Assad serait lourde d'un conflit avec Israël
    Espionnage américain: Kerry dément toutes les accusations
    En défiant les USA, un pays membre de l’UE lance un réseau 5G avec l’aide de Huawei
    Tags:
    Benjamin Netanyahu, GCHQ (Government communications headquarters), Agence nationale de sécurité américaine (NSA), Yuval Steinitz, Edward Snowden, Gaza, Afrique du Nord, Chypre, Proche-Orient, Royaume-Uni, Liban, Iran, Israël, Syrie, États-Unis
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik