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    Migrants dans un camp.

    Belgique: désillusionnés, des migrants jettent l'éponge

    © AFP 2019 Philippe Huguen
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    Crise migratoire (789)
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    Fini les rêves d'un eldorado européen. Le 1er février, un vol charter à destination de Bagdad a décollé de l'aéroport de Bruxelles, transportant à son bord une centaine de migrants irakiens résolus à rentrer dans leur pays.

    Certes, ce n'est pas la première fois que des réfugiés lassés décident de rentrer chez eux. Ce qui distingue ce rapatriement de bien d'autres, c'est que c'est la première fois qu'un gouvernement européen affrète un vol spécial à cette fin.

    Le soutien ne s'arrête pas là: les volontaires au rapatriement bénéficieront d'un logement temporaire en Irak et d'une assistance à la recherche d'emploi, explique Géraldine d'Hoop, responsable de la communication de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour la Belgique, citée par Le Soir.

    Mais qu'est-ce qui pousse ces gens ayant fui les hostilités à prendre la route du retour quelques mois plus tard? Le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la migration, Theo Francken, y voit une non-satisfaction par l'accueil "basique" que la Belgique leur a réservé.

    "Ils pensaient qu'ils allaient recevoir 3.000 euros net et que leurs familles pourraient les rejoindre immédiatement. Et ils se retrouvent sur un lit de camp dans une caserne. Ce n'est pas ce que les trafiquants leur ont promis", a-t-il déclaré, cité par Le Courrier international.

    Les migrants ne font que le confirmer. Je préfère plutôt mourir en Irak que rester en Belgique où je suis contraint de dormir sous une tente, a lancé l'un d'eux, cité par l'édition.

    Theo Francken reconnaît que l'initiative en question n'est pas donnée — 100.000 euros au total. Or, l'accueil d'un réfugié coûtant à l'Etat 50 euros par jour, ces frais sont justifiés, estime-t-il.

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    migrants irakiens, rapatriement volontaire, réfugiés, Organisation internationale pour les migrations (OIM), Theo Francken, Belgique
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