International
URL courte
14324
S'abonner

Les terroristes de Daech ont utilisé des armes chimiques contre les forces armées kurdes, annonce-t-on de source scientifique.

Selon un représentant anonyme de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), des tests de laboratoire ont confirmé l'utilisation de l'ypérite (gaz moutarde).

C'est l'un des épisodes de la campagne militaire contre les islamistes radicaux qui est devenu la raison de ces essais scientifiques. Après une bataille, au sud-est de la ville irakienne d'Arbil, 35 combattants kurdes se sont plaints de maux, décrivant les symptômes d'une intoxication au gaz moutarde.

Plus tôt, le directeur de l'Agence centrale de renseignement (CIA), John O. Brennan, avait déclaré que ce n'était pas la première fois que les terroristes utilisaient du gaz moutarde. M. Brennan avait également affirmé que, les islamistes de Daech sont capables de produire des "petites quantités de chlore et de l'ypérite".

Le 5 janvier, l'OIAC avait annoncé avoir découvert des signes d'utilisation de gaz toxique sarin.

Le 19 novembre 2015, le renseignement irakien avait rapporté que les radicaux avaient créé une entité distincte pour produire des armes toxiques.

Fin août 2015, des militants syriens et des ONG médicales avaient affirmé qu'une attaque à l'arme chimique avait touché des dizaines de personnes dans la ville de Marea (nord de la Syrie). L'organisation Médecins sans frontières (MSF) avait expliqué avoir soigné quatre civils d'une même famille. Selon les patients soignés dans un hôpital rattaché à MSF, à Alep, un mortier avait touché leur maison et "après l'explosion, un gaz jaune a empli leur salon", rapport Libération.

Lire aussi:

Syrie: les djihadistes de l'EI préparaient une attaque chimique
La France se prépare à une attaque chimique
L’utilisation de l’arme chimique par l’EI confirmée
Syrie: Moscou salue l'achèvement du désarmement chimique
Tags:
sarin, gaz moutarde, matières toxiques, victimes, terrorisme, armes chimiques, CIA, OIAC, Etat islamique, John Brennan, Syrie, Irak
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook