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Le président syrien estime que ce sont les Etats-Unis, et non pas la Russie, qui sont responsables de la mort massive de civils dans le nord de la république.

"Il n'y a pas de preuves démontrant que les Russes ont attaqué des site civils. Ils sont très précis dans leurs frappes et toujours, quotidiennement, ils effectuent des frappes contre les bases et les positions des terroristes. Ce sont en revanche les Américains qui ont tué un grand nombre de civils dans le nord de la Syrie", a déclaré le président syrien Bachar el-Assad dans une interview au journal espagnol El Pais.

Depuis que la Russie s'est jointe à la lutte contre les terroristes, il n'y a eu aucun incident touchant la population civile, car les frappes des forces aériennes russes visent essentiellement les régions rurales, a-t-il indiqué.

Commentant une éventuelle intervention en Syrie des troupes turques et saoudiennes, M. Assad a souligné que si les deux pays décidaient d'envoyer des militaires en Syrie, Damas les considérerait comme des terroristes. "Nous défendrons notre pays", a-t-il assuré.

La Turquie et l'Arabie saoudite n'ont aucun droit de faire irruption en Syrie, ce qui selon le président syrien constituerait une violation du droit international. Qui plus est, les terroristes basés en Turquie "reçoivent un soutien extérieur réel" et la partie majeure du financement est assuré par l'Arabie saoudite, estime-t-il.

Rappelons que l'Arabie saoudite, de concert avec les Etats-Unis, soutient activement les groupes rebelles syriens qui combattent le régime de Bachar el-Assad. Une position aux antipodes de celle de la Russie, qui soutient les troupes gouvernementales.

A la mi-décembre 2015, Riyad a proclamé la création d'une coalition militaire islamique composée de 34 pays chargée de contrer le terrorisme au Proche-Orient. Elle comprend l'Egypte, le Qatar, les Emirats arabes unis, la Turquie, la Malaisie, le Pakistan et d'autres pays arabes et africains. Cependant, l'Iran, l'un des plus grands pays de la région, n'y figure pas.

Les autorités saoudiennes n'ont jamais exclu la possibilité de renverser le régime d'Assad par la force. Le chef de la diplomatie saoudienne Adel al-Jubeir a récemment déclaré qu'il admettait la possibilité que Bachar el-Assad quitte son poste "par la voie de la force". Tout en soulignant que son pays était attaché à un règlement diplomatique.

En outre, les forces armées turques et saoudiennes ont procédé à des exercices militaires conjoints de cinq jours qui ont débuté le 15 février dans la province turque de Konya.

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Tags:
frappe aérienne, Bachar el-Assad, Syrie, États-Unis, Russie
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