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Alors que les partis d’extrême-droite ont le vent en poupe en Europe, les hauts fonctionnaires de l’Union européenne (UE) ne font pas suffisamment d’efforts pour lutter contre la radicalisation et le terrorisme, a déclaré le ministre britannique de la Justice, Michael Gove.

"La politique de l'UE a favorisé l'essor des partis d'extrême-droite en Europe, le plus important depuis les années 30. À titre d'exemple, les députés du parti grec Aube doré se revendiquent ouvertement de l'idéologie nazie, ce qui constitue sans aucun doute une des multiples conséquences de la récente crise économique en Grèce", a souligné l'homme politique dans une interview accordée au journal Sunday Times.

Et d'ajouter: "Les dirigeants de l'UE ne donnent délibérément pas le feu vert aux initiatives de la Grande-Bretagne visant à lutter contre le terrorisme, notamment par le biais des services de renseignement. Il n'est pas rare que la Cour de justice de l'UE adopte des résolutions qui prennent le contrepied de nos intérêts, tout en imposant sa volonté aux services de sécurité britanniques".

"Notre sécurité nationale et notre souveraineté vont de pair. Je suis persuadé qu'en dehors du cadre de l'Union européenne, nous parviendrons à trouver de meilleurs moyens de protéger nos citoyens", a-t-il conclu.

Le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne se tiendra le 23 juin 2016.

L'accord conclu le 19 février à Bruxelles garantit explicitement à Londres une exemption concernant l'objectif d'une "Union sans cesse plus étroite", offre des concessions importantes sur les prestations sociales versées aux travailleurs européens installés dans le pays et préserve les avantages de la City.

Cet accord vise à persuader les Britanniques de rester dans l'Union européenne, David Cameron ayant promis de faire campagne contre le Brexit "de tout son cœur et de toute son âme".

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Tags:
crise, Union européenne (UE), Europe, Royaume-Uni
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