Ecoutez Radio Sputnik
    Les ingénieurs d'Apple prêts à affronter le FBI

    Les ingénieurs d'Apple prêts à affronter le FBI

    © AFP 2019 Mark Ralston
    International
    URL courte
    3150
    S'abonner

    Ils se déclarent prêts à démissionner pour ne pas avoir à décrypter un téléphone à la demande du tribunal.

    FBI contre Apple – Bill Gates se range du côté du FBI
    © East News. UPI Photo/keizo Mori
    Même si le Bureau fédéral d'enquête gagne sa lutte juridique entamée afin de forcer Apple à décrypter le portable d'un terroriste, un autre obstacle pourrait entraver la tâche des agents spéciaux, soit les ingénieurs eux-mêmes, lit-on sur le New York Times.

    Selon l'édition, les employés de la société sont déjà en train de discuter de leurs réactions à un éventuel appui du FBI par le tribunal. Certains déclarent avoir l'intention de passer outre à une telle décision, d'autres se disent prêts à aller jusqu'à quitter leur poste bien payé plutôt que de mettre en cause les principes de la sécurité informatique des produits qu'ils ont créés.

    Parmi les employés interrogés figurent des ingénieurs engagés dans la mise au point des produits et dans l'élaboration de programmes de sécurité, ainsi que d'ex-employés et cadres supérieurs.

    Cette résistance potentielle pourrait intensifier davantage l'antagonisme dans ce procès contre Apple, déjà à grand retentissement.  

    L'initiative contre les tentatives des autorités d'accéder aux données des terroristes vient de la Reform Government Surveillance (RGS), une organisation ayant pour objectif de limiter l'accès du gouvernement aux données personnelles des utilisateurs. Selon la déclaration de la RGS, les compagnies du secteur considèrent comme importante la lutte contre le terrorisme, et il ne faut pas s'attendre à ce qu'elles créent des moyens de décrypter leurs propres technologies qui permettent de préserver la confidentialité des données de leurs clients.

    Auparavant, le tribunal de Californie a ordonné à Apple de fournir aux enquêteurs du FBI, dans l'affaire de l'attaque terroriste de San Bernardino, des données chiffrées sur l'iPhone du terroriste tué, après que l'entreprise a refusé de coopérer volontairement avec les autorités.

    Le directeur général d'Apple, Tim Cook, a rétorqué que cette exigence présentait une menace à la sécurité des clients, tandis que ses conséquences "étaient hors du cadre légal". La société a refusé de se plier à la décision du tribunal, déclarant avoir l'intention de faire appel.

    Tashfeen Malik et son mari Rizwan Farook, armés de deux fusils d'assaut et de deux pistolets, ont attaqué, le 2 décembre, l'Inland Regional Centre de San Bernardino, un établissement spécialisé dans l'aide aux personnes présentant des difficultés mentales ou physiques. La fusillade a fait 14 morts et 21 blessés.

    Le 4 décembre, le Bureau fédéral d'enquête des Etats-Unis a qualifié d'acte terroriste la fusillade à San Bernardino. Après avoir étudié une partie des correspondances de Rizwan Farook, l'enquête a révélé que les assaillants avaient eu des liens avec des personnes présumées terroristes par le FBI. Les correspondances s'étaient faites par téléphone et sur les réseaux sociaux.

    Lire aussi:

    Apple n'aidera pas le FBI dans une affaire concernant un terroriste
    Apple de discorde: bannir le cryptage pour contrer le terrorisme?
    Tags:
    sabotage, ingénieurs, FBI, Apple, États-Unis
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik