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    la Croix Rouge de Bruxelles

    Attentats de Bruxelles: la Croix Rouge aussi sous le choc

    © AFP 2018 Laurie Dieffembacq
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    Attentats à Bruxelles (142)
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    Suite aux attentats perpétrés dans la capitale belge, la porte-parole de la Croix Rouge de Bruxelles, Nancy Ferroni, a confié à l’agence Sputnik les difficultés auxquelles l’organisation avait dû face pour venir en aide des victimes.

    Toujours sous le choc, Mme Ferroni garde un vif souvenir de cette terrible journée:

    "Nous avons immédiatement mobilisé des troupes et envoyé à l'aéroport de Zaventem cinq véhicules d'intervention d'urgence, équipés de coffres catastrophes qui permettent de soigner simultanément dix personnes en urgence vitale. Alors que ces équipes étaient en chemin, nous avons appris qu'il y avait une autre explosion, dans le métro cette fois-ci, en plein centre de Bruxelles. Certains véhicules ont donc été déroutés vers le métro pour soigner les blessés".

    "Au fil de la journée, environ 400 employés de la Croix Rouge ont été mobilisées à Bruxelles et à Zaventem", résume-t-elle.

    Selon Mme Ferroni, plusieurs dispositifs ont été mis en place pour soigner les victimes:

    "Tous les blessés ont été évacués vers des hôpitaux. Un centre d'accueil était encore en place à une heure du matin, mais il a été levé par la suite. Il y avait des perquisitions dans la foulée des attentats et donc certaines personnes ne pouvaient pas rentrer chez elles, dans la commune de Schaerbeek. Nous avons également mis en place un autre centre d'accueil avec 150 lits de camp, mais à une heure du matin la police a levé le dispositif et les personnes ont pu rentrer chez elles".

    La Croix Rouge, poursuit Mme Ferroni, est bien préparée à ce genre d'attaques:

    "Depuis les attentats de Paris, toutes les équipes au niveau de la santé publique, notamment la Croix Rouge, ont été mobilisées pour se préparer à une éventuelle catastrophe. En outre, nous faisons au moins une fois par an un exercice de grande ampleur, connu sous le nom de "catastrophe", soit dans un aéroport, soit dans une gare, soit dans un métro. Le dernier exercice de ce genre a eu lieu au mois de février dans un tunnel ferroviaire à Schuman, à proximité de Maelbeek, où nous avons simulé une catastrophe ferroviaire. Ainsi, nous nous étions préparés à une telle catastrophe".

    Et de souligner: "Cependant, nos secouristes n'avaient jamais été confrontés à des blessures de guerre, surtout à celles qu'ils ont pu voir hier. Ce sont des blessures exceptionnelles. Et ils ont dû y faire face. Vous comprenez sans doute qu'aujourd'hui certains de ces secouristes peuvent être aussi choqués que les victimes de ce qu'ils ont vu. Ainsi, nous proposons un soutien psychosocial à ces équipes ainsi qu'aux victimes des attentats".

    "Actuellement, notre intervention va se passer au niveau psychosocial. Nous avons des équipes spéciales qui sont présentes depuis hier au call-center de crise qui a été mise en place par les autorités, le 1771. Ces intervenants sont aussi présents dans les centres de crise qui ont été montés hier, dans les postes de secours et à l'hôpital militaire de Bruxelles", conclut-elle.

    Une série d'explosions, dont l'une au moins serait l'œuvre d'un kamikaze, ont frappé mardi matin l'aéroport et le métro de Bruxelles, faisant, selon le dernier bilan, 31 morts et environ 300 blessés. Cette vague d'attentats a été revendiquée par le groupe Daech.

    Dossier:
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    Tags:
    Comité international de la Croix-Rouge (CICR), attentat, Bruxelles, Belgique
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