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Afin de préserver sa position au Levant, le président turc essaie de normaliser ses relations avec Israël et l'Egypte, mais avant tout, il devrait se réconcilier avec Moscou, selon un journal turc.

La politique extérieure du président turc Recep Tayyip Erdogan est dans une impasse. La volonté de préserver son rôle dans la Méditerranée orientale pousse Ankara à se rapprocher des pays qu'il considérait traditionnellement comme ses ennemis, note le journal turc Birgün.

"Afin de surmonter les obstacles auxquelles elle (la Turquie, ndlr.) fait face, il faut entreprendre certaines démarches. En premier lieu, normaliser les relations avec Israël et l'Egypte", soulignent les journalistes.

Mais cette option de la politique turque crée une crise dans les relations avec la Russie et refroidit les contacts avec les Etats-Unis, qui devraient avoir rappelé à l'ordre Ankara.

"Il nous faut régler au plus vite nos relations avec la Russie, mais, à ce qu'il paraît, ce processus traînera en longueur, parce que les attentes de la Russie sont connues. On peut difficilement s'attendre à un progrès (dans les relations avec la Russie) dans un avenir proche. La normalisation est nécessaire, mais elle prendra sans doute du temps, selon Birgün.

En outre, Ankara devrait réviser sa politique vis-à-vis de la Syrie et se montrer plus constructif envers les négociations à Genève.

"On ne peut pas dire que notre politique syrienne ne connaît pas de changements en mieux. Du moins, notre protestation contre le régime (du président syrien Bachar) el-Assad s'est un peu refroidie", lit-on dans l'article.

Les relations entre la Russie et la Turquie traversent une crise après que les forces aériennes turques ont abattu, le 24 novembre 2015, un avion russe Su-25 dans le ciel syrien. Le président Recep Tayyip Erdogan a alors déclaré que la Turquie ne s'excuserait pas pour cet incident. Quelques jours après, le président russe Vladimir Poutine a signé un décret imposant des restrictions économiques provisoires contre l'économie turque. L'importation de certains types de marchandises a notamment été limitée ou interdite. Le régime sans visas entre les deux pays a été suspendu le 1er janvier 2016.

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Tags:
Recep Tayyip Erdogan, Turquie, Syrie, États-Unis, Russie
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