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Présidentielle 2016 aux Etats-Unis (404)
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A l'occasion de la course présidentielle américaine, la politique extérieure de Washington a été remise en doute pour la première fois depuis longtemps.

A la suite de l'intervention de l'Otan et de la destitution de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye a plongé dans le chaos. La candidate démocrate à la présidentielle américaine, Hillary Clinton, à l'époque secrétaire d'Etat américain, affirme que Washington a fait un maximum d'efforts pour aider le peuple libyen à surmonter la crise.

Au cours des débats entre candidats, les présidents potentiels ont soulevé le thème de l'intervention de l'Otan en Libye en 2011. L'ex-secrétaire d'Etat a déclaré entre autres que la tentative de Washington avait échoué en raison de la résistance de la Libye.

Cependant, en mars 2011, Mme Clinton assurait que les Etats-Unis étaient du côté de la Libye et qu'ils la défendraient sans hésiter. Plus tard, en octobre 2011, elle a ainsi résumé l'intervention des Etats-Unis et de l'Otan: "Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort".

La guerre civile continue dans le pays depuis l'intervention de l'Otan dans le conflit. Les habitants fuient la Libye, qui est devenue en outre un foyer du terrorisme.

Selon le renseignement américain, le nombre de terroristes de l'Etat islamique en Libye est de 4.000 à 6.000, et il a doublé depuis un an et demi, rapporte le général David Rodriguez, chef du commandement des Etats-Unis pour l'Afrique.

Lew Rockwell, président du Ludwig von Mises Institute, a commenté pour RT la logique des déclarations de Hillary Clinton:

"En cas d'échec, on dit d'habitude: "Ce n'est pas de ma faute, ce sont eux qui l'ont fait". Oui, Hillary Clinton s'est agrippée tenacement à Barack Obama. Mais si les sondages montrent qu'il peut la tirer vers le fond, elle n'hésitera pas à le jeter par-dessus bord. C'est ainsi qu'elle se comporte, et c'est ainsi d'ailleurs que son mari avait agi. Juridiquement parlant, elle était une complice avant, au cours et après les événements en Libye. Évidemment, la décision finale a été prise par Obama, mais Clinton l'éperonnait et le poussait à faire des démarches concrètes, en exerçant une pression permanente".

Le point positif de cette campagne électorale est qu'à l'occasion de cette course présidentielle, la politique extérieure de Washington a été remise en doute pour la première fois depuis longtemps, selon l'expert. Et c'est tant mieux. La question litigieuse concernant l'Otan, les bases américaines et leur présence militaire à travers le monde… "Espérons que nous laisserons derrière nous une partie de ces problèmes", a encore dit Lew Rockwell.

Dossier:
Présidentielle 2016 aux Etats-Unis (404)

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Tags:
Lew Rockwell, Hillary Clinton, Libye, États-Unis
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