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La police belge a mis en garde les habitants du pays contre l'utilisation des nouveaux boutons de réaction (J'aime, J'adore, Haha, Waouh, Triste et Grrr) sur le réseau social Facebook, qui ont remplacé le "J'aime" en février dernier.

Les boutons d'émotion sur Facebook permettent aux internautes de mieux exprimer leurs émotions, mais ils donnent aussi au réseau social une autre possibilité de les espionner, a déclaré la semaine dernière la police belge.

"Comme vous le savez, pour Facebook, nous sommes aussi un produit. Les réactions que nous exprimons permettent de mieux nous connaître (…). Facebook est un champion du marketing. Il dispose désormais d'un moyen qui lui permet de mesurer nos réactions face aux publications de nos amis ou des pages que nous suivons. Et désormais, en plus de vous permettre d'exprimer vos sentiments, ces petites icônes vont aussi l'aider à vérifier l'efficacité des publicités qui sont présentes sur votre profil", a indiqué la police dans un communiqué.

Facebook
© Sputnik . Natalia Seliverstova
Facebook a expliqué l'apparition des six nouvelles petites icônes d'émotion par les demandes incessantes d’internautes déçus par les limites du bouton "J'aime", le pouce levé pouvant prêter à confusion lorsqu'il s'agit de réagir à un événement triste ou révoltant.

Le réseau social a donc décidé de diversifier les icônes de réaction. Toutefois, il a limité le nombre de boutons à six pour permettre "aux algorithmes tournant en arrière-plan de mieux vous cibler".

"S'il apparaît que vous êtes dans une phase de bonne humeur, Facebook pourra donc en déduire que vous êtes plus réceptif et pourra vendre des espaces en expliquant aux annonceurs qu'ils auront ainsi plus de chance de vous voir réagir", ajoute la police.

Les réactions sur Facebook, nouvelle intrusion dans votre vie privée!
© Sputnik .
Les réactions sur Facebook, nouvelle intrusion dans votre vie privée!

Evitez donc de cliquer trop vite si vous voulez préserver votre vie privée…


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Tags:
marketing, vie privée, Internet, espionnage, Facebook, Police fédérale belge, Belgique
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