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En raison de la prochaine rencontre du président américain avec le dalaï-lama, Pékin a appelé les Etats-Unis à ne pas encourager les tendances sécessionnistes et à respecter la souveraineté de la Chine.

Le président Barack Obama recevra le dalaï-lama mercredi à la Maison Blanche, une rencontre qui a provoqué le mécontentement de la Chine. Ce tête-à-tête avec le chef spirituel des Tibétains ne sera pas ouvert à la presse.

La Chine a exprimé sa "ferme opposition" à la rencontre, a indiqué le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Lu Kang:

"Nous avons pris note des informations sur cette rencontre privée. Le ministère chinois des Affaires étrangères a déjà entrepris une démarche solennelle auprès de la partie américaine et exprimé sa ferme opposition à la rencontre", a affirmé mercredi le porte-parole de la diplomatie chinoise lors d'un point de presse quotidien.

M.Lu a également souligné que les questions relatives au Tibet relevaient exclusivement de la politique intérieure de la Chine. En outre, le porte-parole a ajouté que "le dalaï-lama n'est pas une figure religieuse, ce n'est qu'un exilé politique impliqué de longue date dans plusieurs activités sécessionnistes".

"Cette rencontre enverra un message erroné aux forces séparatistes qui exigent l'indépendance du Tibet… La Chine espère que les Etats-Unis respecteront leurs promesses concernant la reconnaissance du Tibet en tant que partie de la Chine et qu'ils ne soutiendront jamais son indépendance", a déclaré le diplomate chinois.

"Nous exigeons qu'aucun pays, ni gouvernement, ne lui accorde un espace pour de telles activités, ni effectue des actions auxquelles s'opposerait résolument une population de 1,3 milliard de Chinois", a-t-il ajouté.

Le 14e dalaï-lama Tenzin Gyatso s'est enfui du Tibet suit à l'échec d'un soulèvement armé contre les autorités chinoises en 1959. Le chef spirituel du bouddhisme vit avec ses adeptes à la ville indienne de Dharamsala où le "gouvernement tibétain en exil" opère. En mars 2011, le dalaï-lama a renoncé à son rôle politique, ce qui n'a pas calmé les tensions avec la Chine.

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Tags:
Lu Kang, Barack Obama, Chine, Tibet, États-Unis
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