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    Du rire aux larmes: les réactions du monde politique au Brexit

    © AFP 2018 Leon Neal
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    Voilà ce que pensent les dirigeants mondiaux au sujet du vote des Britanniques en faveur d'une sortie de l'Union européenne.

    Certains sont pour, d'autres se prononcent contre. Nous avons collecté les principales réactions dans le monde aux résultats du référendum sur le Brexit.

    "C'est une mauvaise nouvelle pour l'Europe, pour la Pologne (…) C'est un grand dilemme pour les eurocrates. Nous voulons tous conserver l'UE, la question est de savoir sous quelle forme", a déclaré le ministre polonais des Affaires étrangères Witold Waszczykowski à la chaîne TV Republika.

    "Le 23 juin est un jour historique. C'est le jour de l'indépendance pour la Grande-Bretagne (…). L'Union européenne a échoué en tant qu'union politique. (Jean-Claude) Juncker et (Martin) Schulz doivent réagir. Ils doivent démissionner", a martelé le responsable du parti eurosceptique allemand AfD Beatrix von Storch.

    Le président du MoDem, François Bayrou, a souligné que le Brexit était "une onde de choc terrible" qui "appelle des réactions d'homme d'Etat". 

    "C'est une onde de choc terrible pour la Grande-Bretagne et qui va naturellement se propager en Europe et c'est une onde de choc qui appelle des réactions d'hommes d'Etat, pas de gens qui veulent suivre l'opinion. Des gens qui regardent les choses en face et qui proposent un chemin et un projet", a-t-il déclaré sur BFMTV et RMC.

    "Bruxelles doit entendre la voix du peuple, c'est la plus grande leçon de cette décision. La Hongrie est dans l'UE parce qu'elle croit en une Europe forte. Mais l'Europe n'est forte que si elle peut apporter des réponses aux problèmes fondamentaux comme une immigration qui renforcerait l'Europe au lieu de l'affaiblir. L'UE n'a pas été capable d'apporter ces réponses", a déploré le premier ministre hongrois Viktor Orban sur la radio publique hongroise.

    "J'appelle à la tenue d'un conclave (des chefs d'Etat et de gouvernement européens, ndlr) pour réaffirmer notre engagement en juillet. Nous devons définir nos priorités et concevoir un nouvel avenir pour l'Europe", a écrit le premier ministre belge Charles Michel sur son compte Twitter.

    "L'Union européenne doit changer rapidement. Pas parce que la Grande-Bretagne l'a quittée, mais parce que le projet européen a besoin d'un soutien plus fort de ses citoyens. L'Europe doit être prête à agir, être flexible, moins bureaucratique et bien plus attentive à la diversité incarnée par les 27 Etats membres", a appelé sur sa page Facebook le premier ministre tchèque Bohuslav Sabotka.

    "Nous avons à présent besoin d'un gouvernement Brexit", a annoncé à la presse Nigel Farage, le chef du parti anti-Europe et anti-immigration Ukip.
    Selon le premier ministre néérlandais Mark Rutte, le Brexit est une "incitation pour réformer l'UE"

    ​Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte s'est dit vendredi déçu de la décision de la Grande-Bretagne de quitter l'UE, mais a estimé que le vote britannique devait être une "incitation pour réformer l'Union européenne".

    "C'est avant tout une issue décevante. C'est aussi une incitation pour réformer l'Union européenne", a déclaré aux médias néerlandais M. Rutte, avant de partir pour une rencontre à Bruxelles avec les dirigeants de l'UE.

    Alors que son pays est actuellement à la présidence tournante de l'UE, le Premier ministre néerlandais a rejeté l'appel du député d'extrême droite Geert Wilders à "un référendum sur un +Nexit+, une sortie néerlandaise de l'UE".

    Jean-Marc Ayrault, ministre français des Affaires étrangères, est aussi parmi ceux qui s'en désolent:

    ​De aon côté, Matteo Salvani, leader italien de la Ligue du Nord, a salué le Brexit, et a appellé à la convocation d'un référendum similaire en Italie."Vive le courage des citoyens libres! Le coeur la tête et l'orgueil battent les mensonges, les menaces et le chantage. Bravo UK, maintenant c'est à nous! #Brexit", écrit-il sur son compte Twitter.

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