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Référendum sur le Brexit et réactions (2016) (188)
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Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a choisi un Français, Michel Barnier, vétéran des institutions bruxelloises, pour mener les "difficiles" négociations avec le Royaume-Uni sur sa sortie de l'UE.

"Je suis très content que mon ami Michel Barnier ait accepté cette tâche importante", a déclaré M. Juncker dans un communiqué, en précisant qu'il souhaitait "un homme politique expérimenté pour ce difficile travail".

"Je suis certain qu'il se montrera à la hauteur de ce nouveau défi et nous aidera à développer un nouveau partenariat avec le Royaume-Uni quand il aura quitté l'Union européenne", a expliqué le président de l'exécutif européen.

Michel Barnier a été commissaire européen au Marché intérieur entre 2010 et 2014 et a été impliqué à ce titre dans les réformes du secteur des services financiers et dans la création d'une union bancaire. Le Français  passe pour avoir été "la bête noire de la City" de Londres.

"Le Royaume-Uni n'obtiendra pas tout ce qu'il veut"

La France a mis en garde le Royaume-Uni, l'avertissant qu'il n'obtiendra pas tout ce qu'il souhaite en ce qui concerne les négociations sur la sortie de l'UE.

Lors de la rencontre entre la première ministre britannique Theresa May et le président français François Hollande la semaine dernière, il lui a été dit que le Royaume-Uni ne pourrait pas avoir accès au marché libre sans accepter la liberté de mouvement.

"C'est le point le plus crucial. (…) Ce sera pour le Royaume-Uni un choix: rester dans le marché intérieur et assumer la libre-circulation ou avoir un autre statut", a souligné le dirigeant français, précisant que si aujourd'hui le Royaume-Uni avait accès au marché commun c'est parce qu'il respectait les quatre libertés que sont la libre-circulation des biens, des capitaux, des services et des personnes.

Christophe Premat, le député qui représente les ressortissants français au Royaume-Uni, a déclaré à The Local qu'il était peu probable que ces négociations soient faciles pour Londres.

"Bien sûr, la Grande-Bretagne va parvenir à un accord avec l'UE, mais le gouvernement français ne veut pas que le Royaume-Uni conserve tous les avantages de l'UE, sans faire partie de celle-ci", a déclaré M.Prémat.

"Il est important d'achever le Brexit le plus tôt possible, en partie parce qu'il est important de respecter le vote", a-t-il souligné.

Pierre Moscovici
© East News / AP Photo/Yves Logghe
Le 23 juin, les Britanniques se sont prononcés par référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni au sein de l'UE. Les premiers résultats ont été annoncés quelques minutes après la fermeture des bureaux de vote et donnaient les partisans du "In" gagnants. Toutefois, le résultat définitif a changé la donne. A 51,9% le pays a choisi de quitter l'UE. Un cas sans précédent.

Dossier:
Référendum sur le Brexit et réactions (2016) (188)

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Tags:
négociations, Brexit, Union européenne (UE), Michel Barnier, Royaume-Uni, France
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