Ecoutez Radio Sputnik
    Une fille

    Une petite Palestinienne agressée raconte son histoire

    © Flickr / Frank Boston
    International
    URL courte
    25838
    S'abonner

    Son récit a bouleversé Internet. Une jeune palaisienne agressée par des gardes-frontières israéliens a donné une interview exclusive à Sputnik.

    C'était un jour comme les autres. Elle jouait avec ses sœurs, ses frères et ses amis. Ensemble, ils faisaient du vélo sans se soucier de rien… Cependant, cette paisible journée devait être assombrie par la brusque arrivée de gardes-frontières israéliens…

    Anwar Burqan est une petite fille de 8 ans qui vit avec ses parents dans la ville de Hébron, au sud de Jérusalem. Comme tous les enfants de son quartier, elle se sent constamment en danger. Et pour cause! Les gardes-frontières israéliens tiennent la région d'une main de fer et n'hésitent pas à intimider la population locale par tous les moyens possibles.

    Un jour, la gamine est devenue victime d'une agression préméditée de la part des forces de l'ordre israéliennes: un garde-frontière lui a ôté son vélo, l'a jeté par terre et a mis le pied dessus pour qu'elle ne puisse pas le récupérer. Ni les cris de la petite ni les pleurs de sa sœur Saja ne l'ont fait changer d'avis: l'agent de police semblait ne pas les entendre du tout. Il ne se doutait même pas qu'il était filmé en direct.

    "Depuis, je marche pendant mon sommeil, j'ouvre la porte et sort dehors", explique la petite Anwar, les larmes aux yeux.

    "C'est la première fois qu'elle a eu aussi peur. Nous habitions un quartier qui se trouve non loin de l'emplacement de l'armée israélienne… Deux de mes enfants ont déjà été tabassés par des soldats", ajoute sa mère Rania.

    Un parent de la petite, Aref Jaber, partage également ces inquiétudes:

    "Nous subissons des agressions de toute sorte de la part des autorités israéliennes. Au moins 1.800 magasins ont été fermés suite à leur initiative militaire. En outre, nous ne pouvons pas bâtir une maison aux confins de la zone autonome palestinienne, les colons nous attaquent constamment. Nous ne pouvons même pas nous y rendre pour donner un coup de main aux habitants locaux."

    Et de souligner, visiblement indigné: "Les forces de l'ordre israéliennes n'hésitent pas à interpeller des enfants, même s'ils n'ont pas encore atteint l'âge de 12 ans. Dans tous les cas pareils, la cour israélienne prescrit des amendes exorbitantes. Moi, j'ai cinq enfants et la police les a tous arrêtés et les a jetés en prison".

    D'après Hasan Juni, professeur de droit international à l'université du Liban, ces transgressions des droits de l'homme sont loin de constituer un cas unique à l'échelle du pays:

    "Il ne faut jamais oublier qu'Israël est le seul pays du monde qui a légitimé les tortures de façon systématique. Concernant les enfants interpellés, il est strictement interdit de les convoquer devant le tribunal et de leur faire subir des tortures (…). Cependant, la Cour pénale internationale continue de fermer les yeux sur ces transgressions, Israël se positionnant comme un pays oppressé, dont les habitants ont besoin d'une protection spéciale."

    Lire aussi:

    Italie: les députés appellent le gouvernement à reconnaître la Palestine
    La Palestine devient membre de la Cour pénale internationale
    Le parlement grec pourrait reconnaître la Palestine
    Elle tente d’ouvrir les mâchoires d’un puma pour en arracher son chien
    Tags:
    abus, droit de veto, droits de l’homme, agression, Palestine, Israël
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik