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Si le président américain Barack Obama est accroché à l’idée d’adopter un principe de non première frappe nucléaire, un tel tournant risquerait de semer la discorde parmi ceux qui y voit une menace pour la sécurité mondiale. Le Japon et la Corée du Sud semblent être aux premiers rangs.

Un monde dénucléarisé reste une sorte d'utopie actuelle. L'administration américaine, qui a déjà misé sur le bouclier anti-missile largement critiqué dans les pays européens, pourrait adopter un principe de non première frappe nucléaire.

Cela pourtant n'a rien à voir avec le désarmement nucléaire, estime Dong-Yup Kim, spécialiste à l'Institut d'études de l'Extrême-Orient de l'Université Kyungnam en Corée du Sud, dans un commentaire pour Sputnik.

"Les déclarations actives sur le fait que les Etats-Unis ne vont pas utiliser les premiers l'arme nucléaire représentent plutôt une tentative d'expliquer logiquement le déploiement des systèmes de défense anti-aériens sous l'égide américaine", souligne l'expert.

La conception de la dissuasion nucléaire est devenue une sorte de déclaration pour cacher les vraies intentions politiques et militaires des pays. Quant à Barack Obama, il semble que ce dernier veuille entrer dans l'histoire avec une image de leader qui adopte le principe de refus à l'utilisation de l'arme nucléaire. Le spécialiste sud-coréen estime que de telles déclarations peuvent être considérées comme "abstraites et plutôt symboliques".

Une telle position semble être contraire à la réalité pratique de la politique américaine. Le renforcement des systèmes de défense anti-aériens est ainsi la réalité de la politique de Barack Obama, conclut l'expert.

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Tags:
armes nucléaires, Corée du Sud, États-Unis
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