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Les Etats occidentaux qui soutiennent le pouvoir ukrainien sont confrontés à un dilemme: soit forcer l'Ukraine à faire des concessions aux représentants du Donbass, soit annoncer l'échec des accords de Minsk (Minsk-2), écrit le Wall Street Journal dans sa version électronique.

Le WSJ signale que les clauses des accords de Minsk appelées à arrêter les combats n'ont pas été remplies. 

"Bien que les accords de paix aient permis de réduire sensiblement le nombre de victimes, les parties en conflit n'ont enregistré que des progrès peu importants en ce qui concerne l'organisation des élections dans les régions séparatistes et le contrôle sur la frontière de la Russie", constate le WSJ.  

Selon ses analystes, les partisans de Kiev en Occident se sont retrouvés devant un dilemme: faire une croix sur les accords ou convaincre les dirigeants ukrainiens de faire des concessions aux "séparatistes", une mesure très impopulaire en Ukraine. 

Le WSJ juge que l'Ukraine a joué un certain rôle dans la poursuite des combats dans l'est du pays. Ainsi, un rapport de l'ONG International Crisis Group publié en juillet a signalé que les militaires ukrainiens avaient avancé d'un mile (1,6 km) vers les positions des séparatistes dans une grande partie de la zone tampon. 

Selon l'ONG, cette progression vise à rehausser le moral des soldats ukrainiens déprimés par un conflit qui dure depuis plus de deux ans. 

Balazs Jarabik, de la Fondation Carnegie pour la paix internationale, note pour sa part que la rencontre prévue entre Angela Merkel, François Hollande et Vladimir Poutine en l'absence de Piotr Porochenko envoie un signal fort à Kiev. 


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Tags:
accords de Minsk II, Fondation Carnegie pour la paix internationale, Petro Porochenko, Vladimir Poutine, François Hollande, Angela Merkel, Ukraine
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