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Grâce à la maladresse de l'Occident, la Russie va gagner en Ukraine, titre Christopher Booker dans le Telegraph de samedi.

Ajoutons: grâce également à la prostration totale du pouvoir kiévien, lequel ne trouve rien de mieux que d'accuser de tous ses maux un agresseur perfide et sa bête noire, Moscou. 

Le journaliste du Telegraph estime que l'Occident était heureux de voir un président ukrainien légitimement élu, mais pro-russe, renversé par un coup d'Etat  et remplacé par un larbin "non élu" mais favorable à l'UE.

"Il était tout à fait prévisible que les russophones de Crimée et d'Ukraine orientale préféreraient être gouvernés par des Russes de Moscou plutôt que par une forme de gouvernement bizarre se trouvant quelque part loin, à Bruxelles, et qu'ils ne parvenaient pas à comprendre", écrit Christopher Booker. 

Selon lui, la réaction de l'Occident, notamment celle du secrétaire d'Etat américain John Kerry qui a qualifié le vote de la Crimée en faveur de la réunification avec la Russie d'"acte d'agression incroyable" et celle du prince Charles qui a comparé Poutine à Hitler, était "folle et dangereuse". 

L'auteur estime qu'au bout de trois ans d'une guerre civile qui a fait déjà 9.000 morts, le rattachement de l'Ukraine de l'est à la Russie est l'unique dénouement de l'impasse. 

"Le président Vladimir Poutine, quant à lui, peut attendre, avec son sourire impénétrable, que cela arrive un jour ou l'autre", conclut Christopher Booker. 


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Tags:
réunification, crise en Ukraine, Union européenne (UE), Adolf Hitler, prince Charles de Galles, John Kerry, Vladimir Poutine, Russie, Crimée, Ukraine
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