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    John Kerry

    Les USA menacent de frapper les forces d’Assad

    © AFP 2018 Kena Betancur
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    Lasse de «jouer à la démocratie» l’administration américaine, qui ne semble pas apprendre ses leçons d’histoire, montre les muscles…

    L’administration américaine se penche sur les mesures à prendre afin de renforcer son appui militaire à l’opposition syrienne. Elle examine entre autres la possibilité de frapper les positions de l’armée gouvernementale en Syrie, annonce Reuters citant des sources à la Maison Blanche.

    À l’heure actuelle, les discussions sur ce sujet se déroulent au niveau des experts, les propositions concrètes n’ont pas encore été présentées au président américain. La Maison Blanche qualifie de telles démarches de « mesure de contrainte » sur fond d’aggravation du dialogue russo-américain sur la Syrie.

    Dix jours après l'échec du dernier cessez-le-feu négocié à Genève avec Sergueï Lavrov, les États-Unis ont menacé mercredi de cesser de coopérer avec la Russie sur le dossier syrien si elle ne fait pas le nécessaire pour mettre fin à l'offensive d'Alep et pour rétablir le cessez-le-feu qui a pris fin le 19 septembre, a fait savoir le département d'État.

    John Kerry, le chef de la diplomatie américaine, a adressé ce message à son homologue russe Sergueï Lavrov et lui a exprimé sa « profonde préoccupation face à la détérioration de la situation en Syrie », dit son porte-parole John Kirby dans un communiqué.

    Entre autres, l’administration américaine n’exclue pas d’autoriser les pays du Golfe qui soutiennent l’opposition syrienne de fournir aux rivaux du président Bachar el-Assad des armements de hautes technologie.

    Les États-Unis pourraient également frapper les bases aériennes en Syrie, mais cette variante semble moins probable car les militaires russes peuvent devenir la cible de ces raids. Cependant, les bombardements des positions des forces terrestres de l’armée gouvernementale syrienne est une option que la Maison Blanche examine.

    Il n’est pas exclu par ailleurs d’envoyer en Syrie un important contingent des forces spéciales américaines afin de soutenir les combattants syriens et kurdes hostiles au gouvernement d’Assad.

    En évoquant la situation dans la province d’Alep, les sources de Reuters indiquent que l’offensive syrienne qui s’y déroule avec succès a pris par surprise l’administration américaine, la ville et la province d’Alep ayant une importance stratégique dans le conflit syrien qui dure déjà depuis cinq ans et demi. La reprise du contrôle de cette province donnerait à M. Assad un avantage considérable dans sa lutte contre l’opposition.

    Les sources font savoir que dans l’éventualité où la « voie de la force » serait approuvée, les États-Unis feraient ce dont John Kerry a averti son homologue russe Sergueï Lavrov, soit rompre les contacts avec Moscou.

    Enfin, la Maison Blanche cache à peine le fait que ses démarches relatives à la Syrie n’ont rien à voir avec les intérêts des Syriens eux-mêmes. Auparavant, le porte-parole de l’administration américaine Josh Earnest a déclaré que la Maison Blanche voulait imposer de nouvelles sanctions contre la Russie, en lien avec la Syrie, ces dernières étant « un bon moyen de promouvoir nos intérêts dans le monde »… 

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    frappe aérienne, Département d'Etat des Etats-Unis, ministère russe des Affaires étrangères, John Kerry, Sergueï Lavrov, Syrie, États-Unis, Russie
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