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    Le Pentagone explique le but de sa frappe contre l’ex-Front al-Nosra

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    Sur fond de rupture des contacts avec Moscou, les Etats-Unis affirment poursuivre leurs frappes contre l’un des principaux groupes terroristes syriens.

    Le Pentagone a confirmé avoir effectué une frappe aérienne visant à éliminer le chef du groupe terroriste du Front Fatah al-Cham (ex-Front al-Nosra) Abou al-Faradj al-Masri.

    Cet ex-membre éminent d'Al-Qaïda, devenu l'un des chefs du groupe terroriste syrien, a été tué lundi par un missile tiré par un drone américain dans la province d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, a-t-on appris de diverses sources.

    Le véhicule dans lequel se trouvait le religieux égyptien, de son vrai nom Cheikh Ahmad Salamah Mabrouk, a été frappé près de la ville de Djisr al Choughour, annonce Reuters.

    Le porte-parole du Pentagone Peter Cook a confirmé qu’Abou al-Faradj al-Masri avait effectivement été la cible du raid américain, mais que le Département à la Défense étudiait encore le résultat de la frappe. D’habitude, le Pentagone ne nomme la cible de ses frappe que dans le cas où cas les militaires américains sont convaincus de l’avoir éliminée.

    Abou al-Faradj al-Masri a passé plusieurs années en prison en Egypte, pays où il était né, avant de partir pour l'Afghanistan. Il était l'un des proches du dirigeant d'Al-Qaïda Ayman al-Zaouahiri quand ce dernier était en Afghanistan à la fin des années 1980, dit-on de source djihadiste.

    Masri a été l'un des premiers dirigeants du djihad islamique égyptien. Arrêté après l'assassinat du président égyptien Anouar el-Sadate en 1981, il avait passé sept ans en prison.

    Comme certains autres djihadistes, Masri est entré en Syrie pour rejoindre le Front al-Nosra après sa sortie de prison en Egypte. Il avait été libéré sous la présidence de Mohamed Morsi, un islamiste issu des Frères musulmans, démocratiquement élu et renversé par l'armée à l'été 2013 après de vastes manifestations contre son gouvernement.

    Lors d'une de ses dernières apparitions en public, Abou al-Faradj al-Masri se trouvait aux côtés de l'ancien dirigeant du Front al-Nosra Abou Mohamed al-Djolani quand le groupe a annoncé en juillet qu'il changeait de nom pour prendre celui de Jabhat Fatah al-Cham (Front Fatah al-Cham).

    Pendant plusieurs années, les Etats-Unis se sont abstenus de mener des raids contre le Front al-Nosra, affirmant ne pas pourvoir distinguer ce dernier de « l’opposition modéré » qu’ils soutiennent. La promesse de Washington de faire un distinguo entre les soi-disant modérés et ce mouvement figurait parmi les aspects clé de l’accord sur le règlement syrien conclu par les Etats-Unis avec Moscou.

    Le département d'État américain a annoncé lundi que les États-Unis rompaient leur dialogue avec la Russie sur la Syrie, mais allaient toutefois poursuivre leurs contacts militaires avec Moscou pour éviter les conflits aériens.

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    chef terroriste, raid, frappe aérienne, Etat islamique, Pentagone, Abou al-Faradj al-Masri, Peter Cook, États-Unis
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