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    La police française

    La police française surveille des milliers d’islamistes

    © AFP 2019 Thomas Samson
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    Menace terroriste en Europe (341)
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    Au moins 15 000 individus susceptibles de constituer une menace sont aujourd’hui surveillés par la police et les services de renseignement français.

    Les services de police et de renseignement français ciblent environ 15 000 individus susceptibles de constituer une menace. 18% d'entre eux sont des mineurs. Tous ces radicalisés recensés figurent dans le Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).

    « Alors que l'opinion et la plupart des responsables politiques se focalisent sur les fameuses fiches S, ces personnes sont recensées dans une base de données plus récente », écrit le Journal du Dimanche.

    Et de préciser que le FSPRT, créé en mars 2015, renfermait les données concernant les islamistes radicaux français ou résidents sur le territoire de France qui sont signalés et suivis.

    Ce fichier des 15 000 radicalisés comprend 18% de mineurs, dont le plus jeune n'a que 11 ans. Plus de 2 000 individus sont impliqués dans les filières djihadistes.

    Parmi ces 15 000 radicalisés, 4 000 individus constituent "le haut du spectre", c'est-à-dire les plus susceptibles de passer à l'action, et que les agents de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) suivent de très près en tant qu'"objectifs opérationnels".

    Un nombre de suspects à peu près équivalent jugés moins dangereux sont surveillés par le Service central du renseignement territorial (SCRT). Le reste des personnes figurant au fichier incombe à la PJ, aux gendarmes et au renseignement parisien.

    Près de 500 individus sont en cours d'évaluation et à peu près 2 500 signalés ne nécessitent qu'une simple veille. Enfin, un tiers des personnes désignées, considérées comme les moins dangereuses, relèvent de la compétence des préfets et font l'objet d'un traitement « parasocial », qui mobilise aussi bien l'Éducation nationale et les associations que l'administration pénitentiaire et les services sociaux.

    Selon le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, 355 personnes engagées dans des « filières terroristes » ont été arrêtées en France depuis le début de l'année.

    M. Cazeneuve a indiqué que parmi les 700 Français qui se trouvaient à présent aux côtés des djihadistes en Syrie ou en Irak, il y avait 270 femmes et 17 mineurs.

    La coordination de l'ensemble des services chargés de la lutte contre le terrorisme en France est assurée par l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT).

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    Tags:
    Journal du dimanche (JDD), radicalisation, ministre, services secrets, terrorisme, police, djihadisme, Service central du renseignement territorial (SCRT), Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), Bernard Cazeneuve, France
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