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Trêve en Syrie (2016) (220)
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Les quartiers est de la ville syrienne d’Alep sont toujours contrôlés par les terroristes du Front al-Nosra, mais il y a là également des djihadistes de l’État islamique (Daech), ce qui ne rend pas du tout facile la vie des civils, ont pu constater les correspondants de RT.

La ville syrienne d'Alep est divisée par une bande de terre neutre, large d'une centaine de mètres, et en la traversant, on se retrouve dans la zone sous contrôle du Front Fatah al-Cham (ex-Front al-Nosra) et d'un autre groupe terroriste, l'État islamique, l'équipe de la chaîne de télévision russe RT s'est rendue sur place et a interviewé des civils habitant pratiquement sur la ligne de tir.

Drapeau de Front al-Nosra à Alep
Drapeau de Front al-Nosra à Alep
Drapeau de Daech à Alep
Drapeau de Daech à Alep

« De notre côté, il y a une multitude de sentiers que les civils peuvent emprunter pour nous rejoindre, mais les snipers des terroristes tirent sur tous ceux qui essaient de le faire. Ils ne permettent pas aux citadins de quitter leur secteur », a raconté aux journalistes un officier de l'armée syrienne.

Et d'ajouter qu'il y a un mois, les islamistes avaient bloqué l'entrée et la sortie de la partie d'Alep qu'ils contrôlent, et les habitants civils s'étaient retrouvés dans un piège sous un feu d'artillerie pratiquement incessant.

Quartiers est d'Alep
Quartiers est d'Alep

« Les gens veulent partir des quartiers contrôlés par les terroristes, mais ne peuvent pas le faire (…). Les islamistes ne les laissent pas partir », a expliqué le médecin Nabil Antaki, habitant Alep.

Selon ce dernier, auparavant, les djihadistes permettaient aux habitants d'Alep-Est de visiter leurs parents ou d'aller voir le médecin, mais à présent, même cela est interdit.

Les gens veulent partir des quartiers contrôlés par les terroristes, mais ne peuvent pas le faire
Les gens veulent partir des quartiers contrôlés par les terroristes, mais ne peuvent pas le faire

« Et même ceux qui ont réussi à s'échapper ne se sentent pas du tout en sécurité », a indiqué l'interlocuteur de la chaîne.

« A l'heure actuelle, il est dangereux de circuler en ville. Nous prenons de petites ruelles et passons par des trous dans les murs d'immeubles. On a peur de marcher dans les rues. Nous ne pouvons même pas laisser nos enfants aller à l'école », a indiqué un autre habitant local, un certain Muhammad Hayak.

Selon le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie, le cessez-le-feu a été violé 50 fois en 24 heures dans les provinces d'Alep, de Damas, de Lattaquié et de Hama.

La partie est de la ville d'Alep est toujours contrôlée par le Front al-Nosra qui s'est formé lors du conflit à partir de la cellule syrienne de la nébuleuse terroriste Al-Qaïda.

Les enfants à Alep
Les enfants à Alep

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Trêve en Syrie (2016) (220)

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Tags:
tireurs d'élite, civils, tirs, terrorisme, djihadisme, Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie, Front al-Nosra, chaîne de télévision russe RT, Al-Qaïda, Etat islamique, Nabil Antaki, Hama, Lattaquié, Alep, Damas, Syrie
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