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Les révélations de WikiLeaks (109)
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Si on veut combattre la cybercriminalité, c’est le professionnalisme et non la russophobie qui doivent être employés. Tels sont les propos tenus par le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, qui a ainsi commenté les allégations selon lesquelles Moscou se trouverait derrière l’attaque contre les serveurs du Parti démocrate US.

C'est une approche professionnelle et non des propos russophobes qui permettent de combattre la cybercriminalité. Il n'existe aucune preuve de l'implication du Kremlin dans les cyberattaques aux États-Unis, a déclaré Sergueï Lavrov dans un entretien à la chaîne CNN.

« C'est flatteur d'attirer tant d'attention. Tout le monde aux États-Unis dit que c'est la Russie qui gère les débats des candidats à la présidence. C'est flatteur, mais infondé. Nous n'avons reçu aucune preuve », a expliqué le ministre.

Et d'ajouter que le Parquet général de Russie avait invité le Département de la justice US à entamer des consultations professionnelles au sujet de la cybercriminalité. Or, aucun intérêt de la partie américaine n'avait suivi.

Pour M. Lavrov, la situation est similaire à celle de l'attentat lors du marathon de Boston. En effet, un an avant l'attaque, Moscou avait prévenu Washington au sujet des frères Tsranaïev, mais les Américains avaient rétorqué qu'il s'agissait de citoyens US et qu'aucune inquiétude de mise.

« Ce que je veux dire, c'est que si vous voulez discuter de la cybercriminalité et la diminuer, vous devez être professionnels et pas russophobes », a souligné le ministre.

Et de conclure que l'implication de la Russie n'étant pas prouvée, les allégations à son encontre étaient contraires à la présomption d'innocence.

Wikileaks a publié le 22 juillet, soit trois jours avant l'ouverture de la convention d'investiture de la candidate démocrate Hillary Clinton, près de 20 000 messages piratés des comptes de sept responsables du parti. Ces courriels montraient notamment le mépris de responsables du parti pour Bernie Sanders, son ex-rival pour la primaire, ce qui avait assombri le début de la grande fête démocrate, plongeant ses responsables dans l'embarras.Le porte-parole du QG de campagne électorale de Clinton a déclaré que les serveurs du parti avaient été piratés par des hackers russes, ce qui traduisait l'intention de Moscou d'aider le candidat républicain Donald Trump, allégations que ce dernier rejette catégoriquement.

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Tags:
accusations, hackers, cyberattaque, attentat, Parti démocrate des Etats-Unis, Département de la Justice américain, WikiLeaks, Djokhar Tsarnaev, Sergueï Lavrov, États-Unis, Russie
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