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    Matteo Renzi

    Sommet de l’UE: l’Italie met en échec les partisans des sanctions antirusses

    © AFP 2019 GABRIEL BOUYS
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    A l’issue de neuf heures de débats, un groupe de pays européens a réussi à mettre en échec le projet initial des dirigeants d’Allemagne, de France et du Royaume-Uni visant à adopter de nouvelles sanctions antirusses en raison de la situation en Syrie.

    Le premier ministre italien Matteo Renzi a réussi à convaincre la chancelière allemande, le président français et la première ministre britannique de renoncer aux sanctions antirusses évoquées lors du sommet de l'UE, communique le Financial Times (FT) se référant à des sources diplomatiques.

    Dans la nuit de jeudi à vendredi, le sommet de l'UE réuni à Bruxelles a adopté un document final ne mentionnant pas de possibles sanctions antirusses liées à la situation en Syrie bien que les dirigeants européens aient dénoncé les actions de la Russie et du gouvernement syrien à Alep.

    L'interlocuteur du FT a indiqué que contrairement aux attentes de Berlin, Paris et Londres, principaux partisans de mesures rigoureuses, leur projet a provoqué un débat virulent. Selon lui, des objections ont été formulées par l'Espagne, l'Autriche, Chypre et la Grèce, ainsi que par le chef de file de ce groupe, le premier ministre italien Matteo Renzi.

    « A l'issue de neuf heures de négociations lors du sommet de l'UE, le premier ministre italien a réussi à obtenir que la proposition de nouvelles sanctions avancée avant l'ouverture du sommet soit retirée », écrit le média.

    Les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux accusent Moscou et Damas de bombarder les civils et des positions de l'opposition armée en Syrie sans avoir présenté la moindre preuve jusqu'à présent. La Syrie et la Russie signalent que leurs frappes ne visent que les terroristes et accusent les Etats-Unis de n'avoir aucun contrôle sur les détachements de l'opposition « modérée » et de ne pas être capables de distinguer cette dernière des radicaux.

    La Russie a déclaré à maintes reprises que le choix des cibles en Syrie était précédé d'une vérification minutieuse des données de reconnaissance.
    Le porte-parole du président russe Dmitri Peskov avait déclaré précédemment que la Russie était l'unique pays à combattre le terrorisme sur le territoire syrien d'une manière légale.

    Dans son commentaire au sujet des possibles sanctions antirusses en raison de la situation en Syrie, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a exprimé l'espoir que le bon sens prendrait le dessus sur la volonté d'accuser Moscou de tous les maux.

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    Tags:
    terrorisme, opposition modérée, sanctions antirusses, Union européenne (UE), Dmitri Peskov, Sergueï Lavrov, Matteo Renzi, États-Unis, Alep, Syrie, Russie
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