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    Le président turc Recep Tayyip Erdogan

    Erdogan: l’Occident n’a fait aucun bien à la Turquie

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    Compte tenu de l’expérience de ces dernières années, la Turquie n’attend plus rien de l’Occident. Elle a choisi sa propre voie et ne s’intéresse plus à ce qu’en pensent les autres, a déclaré Recep Tayyip Erdogan, réagissant aux critiques émanant de Bruxelles face à sa politique intérieure.

    L'Occident n'a fait aucun bien à la Turquie. Pour cette raison, le pays règlera par lui-même ses problèmes quoi qu'en disent les autres, a déclaré dimanche le président Recep Tayyip Erdogan, intervenant à une cérémonie de remise de titres scientifiques à l'Université d'Istanbul.

    « Qu'est-ce que la Turquie devrait attendre de la part de l'Occident si on la fait patienter depuis 53 ans aux portes de l'Union européenne. Nous règlerons nos problèmes par nous-mêmes », a déclaré le dirigeant turc, cité par l'agence Anadolu.

    Compte tenu des événements ayant marqué les trois dernières années, la Turquie a changé d'approche et s'est choisie une nouvelle voie. Aujourd'hui, Ankara ne s'intéresse plus à ce que diront les autres, a fait remarquer M. Erdogan.

    Tout ceci pour arriver au sujet de l'interpellation et la mise en garde à vue de députés du Parti démocratique des peuples (HDP, parti d'opposition pro-Kurde) et pour souligner que la société du pays devait être informée au sujet du procès engagé à l'encontre des élus « ayant soutenu les terroristes du Parti travailleur du Kurdistan (PKK, interdit en Turquie, ndlr) ».

    Vendredi, le parquet turc a interpellé 12 députés du Parti démocratique des peuples, dont ses co-présidents Selahattin Demirtaş et Figen Yüksekdağ. Ensuite, huit députés ont été mis en garde à vue par des tribunaux. Les autorités du pays l'ont justifié par le fait qu'après la levée de l'immunité parlementaire des députés, plusieurs d'entre eux avaient été appelés à comparaitre devant la justice pour être entendus. Les députés n'ayant donné aucune suite à cet appel, il a été décidé de les interpeller.

    La mise en garde à vue de députés kurdes a suscité une vive réaction de la part des pays membres de l'Union européenne qui ont exprimé leur profonde préoccupation à ce sujet. Le président du Parlement européen Martin Schulz a même déclaré que ces actes d'Ankara mettaient en question des relations stables entre l'UE et la Turquie.

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    Tags:
    adhésion à l'UE, Kurdes, Union européenne (UE), Parlement européen, Recep Tayyip Erdogan, Martin Schulz, Occident, Turquie
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